‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 215 sur 286 · NOTRE-D AME-DE- LORETTE · texte numérisé non relu

NOTRE-D AME-DE- LORETTE

paroisse de Montmartre se prolongeait jusqu'à la rue de Provence. Une chapelle dépendant de la paroisse de Montmartre était située dans une rue qui s'appelle maintenant rue Lamartine, mais qui se nommait alors rue Notre-Dame-de-Lorette, parce que c'était le vocable de la chapelle construite pour les habitants du quartier ; depuis la construction du mur d'enceinte, toute la partie de Montmartre située en dedans des boulevards extérieurs avait été placée sous la juridiction d'un vicaire de Montmartre desservant la chapelle de Lorette.

En 1790, M. Castellan, curé de Montmartre, se décida, après quelques hésitations, à prêter serment, et comme la paroisse établie par la constitution civile à Notre-Dame-de-Lorette était plus avantageuse que celle du petit village perché sur la montagne en dehors de la ville, il déclara opter pour la cure nouvelle ; il ne tarda pas d'ailleurs à se rétracter et son vicaire Lapipe lui succéda ; lors de la Terreur, l'église fut fermée» vendue et démolie^.

En 1795, l'abbé Lapipe*, rétracté au mois de juin, essaya de restaurer le culte de la paroisse, mais, comme l'église n'existait plus, il s'installa dans la chapelle de Saint-Jean-devant-la-Porte-latine qui dépendait du cimetière de la paroisse de Saint-Eustache et qui se trouvait à l'endroit où se croisent aujourd'hui les rues de Maubeuge et de Châtcaudun. C'est là que

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