‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 220 sur 286 · SAINT-EUSTACHE · texte numérisé non relu

SAINT-EUSTACHE

direction de sa paroisse et le registre des délibérations des administrateurs témoigne de la transition brusque qui marque l'entrée du nouveau curé. Grâce à son activité, la situation religieuse, morale et financière de. la paroisse s'améliora sensiblement.

Une première communion de aoo enfants avait eu lieu le jour de Pâques de 1803 ; M. Bossu en fît faire, le 10 juin, une autre de 3oo enfants. Au mois de novembre, pour la fêle de sainte Cécile, les artistes du Conservatoire et ceux du théâtre Feydeau vinrent exécuter une messe en musique à laquelle l'archevêque voulut bien assister^. L'orgue, restauré l'année précédente, était tenu par François-Cervais Couperin et ainsi reprenait la tradition de ces solennités musicalesqui attirent périodiquement à Sain t-Eustache une assistance parfois plus nombreuse que recueillie ; il n'en est pas moins utile de faire venir à l'église, même pour des motifs profanes, des indifférents sur lesquels l'art religieux exerce petit à petit son influence bienfaisante.

Sans avoir l'intransigeance combative de M. Marduel, M. Bossu ne fut pas sans avoir quelques démêlésbruyants avec ses paroissiens et avec les curés Voisins. En i8o3, on lui avait demandé de célébrer un service pour le repos de l'âme de son prédécesseur coustilutionnel M. Poupart ; il s'y était refusé, puis avait atermoyé et au moment où un éclat allait se produire, il eut le bon esprit de céder; il fît tout même pour qu'on crût qu'il s'exécutait de bonne grâce 2.

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