Ibid.y F 383 r, ig floroal an XI
35a SAINT-EUSTAGHE
Les réparations mesquines faites pendant la Révolution ne pouvaient suffire ; le mobilier de l'église et de la sacristie furent renouvelés ; la chapelle de la Sainte Vierge fut entièrement restaurée ; l'état des finances permit aussi d'entretenir un très nombreux clergé. Trois vicaires en titre, sept administrateurs des sacrements et un grand nombre de prêtres habitués remplissaient les stalles du chœur aux grands offices; un monde de thuriféraires et d'enfants de chœur augmentait encore la pompe des grandes solennités.
Si nous passons rapidement sur ces magnificences extérieures, nous devons nous arrêter au contraire sur la façon dont était composé le clergé : M. Bossu avait été sagement inspiré en conservant autour de lui des collaborateurs dont l'attachement à la paroisse et aux paroissiens ne pouvait faire de doute, malgré quelques nuages qui avaient un moment obscurci le ciel et compromis la bonne harmonie. Le clergé deSaint-Eustache avait toujours formé une famille très unie dans laquelle on savait oublier des dissentiments passagers pour ne voir que le salut des âmes dont la concorde est la première condition. Constitutionnels et insermentés se réunirent sans arrière-pensée pour ne plus rivaliser que par le zèle.
M. Champsaur, ancien assermenté, resta premier vicaire jusqu*à sa mort, en 1823, et il eut alors pour successeur un autre constitutionnel, M. Polard, qui remplit les mêmes fonctions jusqu'en 1887 ; quand il mourut, il y avait 55 ans qu'il était attaché à la paroisse. M. Fleury (Louis-Vincent) second vicaire, mourut en 1807 âgé de 70 ans ; MM. Maurel, Leguedey,