Ibid.f
SAlNT-G£JiOMiIN-L AUIEAUOIS Sq-J
Biien qu'il eut quaraiite aus à peine, U était bien préparé à prendre le gouvernemeot d'une des principales paroisses de Paris..
Il eut pour coUaborateurs ces prêtres que nous, avons vus groupés autour de M. Corpet lors de sa rétractation ; MM. Renouard, Marteaux, Soucley, Jourdain, Lingois ; ce dernier avait été nommé par le décret d'avril curé de la paroisse à établir à l'Oratoire de la rueSaint- Honoré ; cette paroisse fut supprimée avant d'avoir existé, sans doute à cause de sa trop grande proximité avec Saint-Germain TAu^ierrois.
Nous retrouvons aussi parmi les prêtres habitués M. Maâsie, le second vicaire de M. Corpet» qui csa iSoo avait refusé de s'associer à la rétractation de ses confrères : après le Concordat, il reprit place dans la famille paroissiale qu'il avait un mom^i^t abandonnée^
Un vicaire nouveau paraît en )8oa : c'est Mi« Louis Trianon» successivement second et premier vicaire» puis curé constitutionnel de Saini-Jacques-la-Ëoucbe^ rie, qu'on appelait aussi Saint-Jacques-le-Majeur» J'ai raconté ^ comment M. Trianon, ayant refusé d'apostasier en brumaire an II, passa quinz.e mois en prison» Je me suis demandé alors comment il se faisait qu'un prêtre ayant généreusement confessé sa foi n'ait pas été appelé à une cure en i8oa. C'est comme simple vicaire de Saint-Germain-rAuxerrois que M. Trianon reprit du ministère après le Concordat. Premier vicaire en 1807, il mourut le i4 mars 1814,
M. de Jerphanion quitta Saint-Germain-l'Auxerrois
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en 1810, pour succéder à M. Costaz dans la cure de la Madeleine ; son installation eut lieu le 3 janvier 181 1 . En avril 1823, il donna sa démisssion et fut nommé chanoine honoraire ; il mourut deux mois après, le i5 juin 1823*.
Cinquième Arrondissement.
Saint-Laurent.
J'ai dit 2 que la réouverture de Saint-Laurent fut autorisée le I" brumaire an VIII (21 octobre 1799); pour être absolument exact, j'aurais du expliquer que c'est à cette date qu'eut lieu la levée des scellés qui avaient été apposés dix-huit mois avant. Les administrateurs temporels avaient réclamé cette formalité parce que l'administration prétendait revendiquer le mobilier renfermé dans l'église ; or les administrateurs établissaient que c'était absolument vide que l'édifice leur avait été remis en 1795 ; ils étaient donc fondés à conserver les meubles qui y avaient été placés par leurs soins et à leurs frais.
L'arrêté préfectoral rendant l'église au culte est postérieur de dix mois, étant du i3 fructidor an VIU (3i août 1800); il avait fallu faire les réparations nécessaires, remettre en place les autels et les bancs, et ce n'est que six semaines plus tard que le clergé put recommencer les oflRces ^.