Grcnte, op. cit., nijo
SAINT-LAURENT SSq
Etait-ce aux insermentés ou aux constitutionnels que les clefs allaient être remises ? les deux partis semblaient également désireux de lés obtenir et à la fin d'octobre, le samedi 37 vendémiaire (19 octobre), Royer fit une tentative pour s'y introduire. « 11 y a eu (( hier, dit un rapport de police, une rumeur momen- « tanée à la porte de l'église Saint-Laurent ; des parti- « sans des prêtres constitutionnels s'étaient réunis de (( bonne heure, sur l'avis qu'ils en avaient reçu et (( l'évêque de Paris devait s'y rendre en cérémonie ^ Comme les restaurations avaient été faites parles soins des administrateurs dévoués au clergé insermenté, il fallait une certaine audace à Royer pour venir prendre possession d'un édifice où on n'était nullement disposé à le recevoir ; il semble bien qu'il y eut là un coup monté, des convocations secrètement envoyées à des gens étrangers à la paroisse et qui devaient prêter main-forte en cas de résistance ; en tout cas, la manœuvre réussit pour commencer. De grand matin, à l'ouverture des portes, Royer était là avec ses gardes du corps, et, sans perdre de temps, il installait un curé de son choix. 11 y avait là, pensait-il, un fait accompli sur lequel il n'y avait plus à revenir.
Ce plan habilement combiné ne put pas s'exécuter : lisons la suite du rapport : a Le maire a fait attendre t( les clefs de cette église et ne les a remises que sur ({ les plaintes réitérées de ceux qui voulaient y entrer. « On attribue sa résistance à l'influence qu'ont eu sur (( lui d'autres catholiques qui voudraient exclure de