SAINT-LAURENT
« ont emporté tous les objets qui leur servaient à cet « usage (sic). Cette cérémonie avait attiré un grand « concours de spectateurs ; le maire Ta approuvée par « sa présence et l'a terminée par un dîner qu'il a donné « à l'évêque, aux nouveaux prêtres et à tous les fonc- « tionnaires publics de son arrondissement. Les catho- « liques qui étaient attachés aux constitutionnels se « plaignent de cette innovation et de l'exclusion de « leurs prêtres^ ».
En effet, les constitutionnels n'acceptaient pas leur défaite. Je ne parle pas des dénonciations dont M. de Maillé fut l'objet : il commençait à s'y habituer. Ce qui est plus grave, c'est que le curé installé le 28 octobre ne trouva pas dans la paroisse ni même dans le corps des administateurs l'accueil auquel il était en droit de s'attendre. Ce prêtre, fort méritant d'ailleurs, était l'abbé Béguinot, ancien premier vicaire insermenté de Saint-Côme, qui n'avait pas quitté Paris pendant la Révolution et avait intelligemment suppléé son curé émigré. De profonds dissentiments se produisirent entre M. Béguinot et les administrateurs ; il semble même que les torts n'aient pas tous été du même côté, car, au printemps suivant, les vicaires généraux appelés à trancher les difficultés qui s'étaient soulevées, donnèrent tort au curé. M. Béguinot donna sa démission et quitta Paris. Il mourut curé d'Arpajon le 24 janvier 1809.
Au moment où M. Béguinot était ainsi désavoué, M. Margarîta revenait de la Guyane où il avait été envoyé