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SAINT-ANTOINE

Saint-Antoine.

Si M. Frasey se trouvait un peu jeune pour être curé de Saint-Antoine, celui qui fut nommé à sa place en 1802 ne rétait peut-être pas tout à fait assez: M. Claude- Charles de Ligny de La Quesnoy, ancien vicaire général de Luçon, prédicateur du Roi, commandeur de Malte, exerçait en 1791 la juridiction curiale dans l'intérieur de l'enclos du Temple.

Il prêta en janvier 1791 un serment qu'il désavoua au bout de quinze jours et émigra. Autorisé à rentrer en France en 1801 ^ il fut nommé curé, mais dut abandonner presque aussitôt sa charge, car dès le 3 juillet 1803, les actes paroissiaux recommencent à être signés par M. Frasey.

M. de La Quesnoy, bien qu'il n'eût que soixante ans, était atteint d'infirmités qui ne lui permettaient pas de se livrer activement au ministère. Le 16 janvier i8o3, il demanda au Cardinal Caprara, à cause de l'affaiblissement croissant de sa vue, la permission de dire l'office et la'mèsse votive de la Sainte Vierge; en mars i8o4, il alla résider à Lyon; il y vivait encore en 1817, car j'ai trouvé une demande de secours qu'il adresse à cette époque à la Grande- Aumônerie 2.

Le curé définitif de Saint- Antoine ne fut installé

1. M. Grente (m. 35/i) dit qu'il fut « amnistié » le 5 brumaire an XI (21 octobre 1802) j je trouve aux Archives Nationales sa radiation datée du 2 prairial an X (22 avril 1802). — 11 habitait alors i6, rue Sainte-Catherine-d'Enfer.

a. Arch. Nat., Pi» n/u.

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