I . Ami de la Religion, LWIV, 56 /j
a. Arch. Nat., F' 8701, 21 frucUior an X.
SAINT-GERTAIS 4oi
mises en relief les divergences doctrinales et sociales qui divisaient la secte en un certain nombre de soussectes; on s'était donc disputé et quand on sentait le besoin d'une réconciliation, c'était sur le dos du curé catholique de Saint-Gervais qu'on le faisait, en l'accusant d'entretenir la division parmi les adeptes de la Théophilan thropie .
11 y eut une autre cause de contrariétés pour les Théophilanthropes : quand ils avaient été autorisés à se réunir à Saint-Gervais, M. Chevalier leur avait représenté que, partageant la jouissance du local, il n'était que juste qu'ils acceptassent de prendre à leur charge une partie des dépenses qu'il avait fallu faire pour en assurer l'entretien et notamment pour la réfection des toitures. Les Théophilan thropes avaient répondu que rien n'était plus légitime et qu'ils étaient tout disposés à payer la moitié des travaux. Seuiement, quand vint le moment de s'acquitter de leur dette, leur caisse était vide. Ils avaient promis à leurs fidèles un culte gratuit et on les avait pris au mot.
Les entrepreneurs réclamaient leur dû et non payés se mirent à faire du scandale : ils arrivaient dans les réunions et, interrompant les orateurs, faisaient entendre leurs plaintes: quelques-uns prétendirent s'emparer des objets qu'ils avaient fournis ou de se nantir par la saisie de quelque gage ; il y eut beaucoup de tumulte et le commissaire de police fut obligé d'intervenir *.
Là encore on s'en prit à 1" « intolérance du curé » en qui on s'efforçait de trouver l'insligateur de ces