‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 258 sur 286 · id., II · texte numérisé non relu

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MM. Le^ms el Delarue, premier et second vicaires, avaient au contraire refusé tous les serments; ils étaient restés à Paris dans des cachettes ignorées de la police et avaient exercé au milieu des plus grands dangers leurs fonctions sacerdotales ; depuis 1800 ils avaient repris leur place auprès de leur curé.

Le jour de la Pentecôte 1801, l'abbé Dernier était venu prêcher à Saint-Louis et avait pu constater par lui-même que l'union du curé et de ses prêtres était complète ; son témoignage fut sans doute d'un grand poids pour obtenir qu'en 1803 rien ne fut changé à ce qui existait.

M. CoroUer conserva ses fonctions jusqu'à sa mort, c'est-à-dire jusqu'au 7 mai 1821 ; né le 20 novembre 1733, il était parvenu à l'âge de 88 ans*.

Quand Pie Vil vint à Paris pour sacrer l'Empereur, il rendit visite à l'église de Saint-Louis-en-l'lle et, en souvenir de cet événement, une plaque de marbre fut placée derrière le chœur avec une inscription commémorative. Quelques années après, M. GoroUer reçut du Pape la décoration de l'Eperon d'or^.

M. Legros fut nommé en 1806 curé de Saint-Jacques et y mounit au bout de trois années.

M. Delarue succéda en i8ï2 à M. Chevalier comme curé de Saint-Gervaîs, puis en 181 4 à M. Poitevin comme curé de Saint-Denîs-du-Saint-Sacrement.

De son passage dans l'église constitutionnelle,

1. Son successeur à Saint-Louis-en-rUe le dépassa en longévité : M. Hubault-Malmaison, nommé le ao mai 1821, mourut en fonctions le jj août 186/1, à l'âgt» de 98 ans et fl mois.

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