Amide la Religion, X, aôo, XXVIII, ii
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M. Corolle r avait conservé une grande pitié pour les pauvres prêtres dont il avait partagé passagèrement les erreurs et nous trouvons attachés à l'église de Saint- Louis plusieurs épaves des temps malheureux. Tournaire, l'ancien curé de Saint-Laurent*, Protat, exbarnabite de Saint-Eloy dans la Cité, Lagrenée, autrefois grand-prieur de Saint-Victor, puis premier vicaire constitutionnel de Saint-Louis et tombé si bas que les constitutionnels lui avaient refusé jusqu'à la permission d'assister en habit ecclésiastique aux offices du dimanclie^. M. CoroUer le prit comme prêtre sacristain.
Plus à plaindre encore était l'abbé Antoine Camusat, ancien chanoine de ïroyes^, qui, après avoir été vicaire constitutionnel de Notre-Dame, avait perdu la vue et était depuis lors dans une affreuse détresse ; ne pouvant l'employer, M. CoroUer lui donnait chaque mois un petit secours. M. l'abbé Delaage, curé actuel de Saint-Louis-en-l'lle, a retrouvé un petit carnet sur lequel M. CoroUer inscrivait ses aumônes et c'est un document bien curieux : on y voit inscrits des noms qu'on n'y aurait pas chercliés : des dames, même titrées, d'anciens officiers et des soldats invalides, surtout des prêtres de tous les partis qui recouraient à une inépuisable et discrète charité ; rien n'est touchant
i.M. Toiirnaire (Jacqiies-Honoré) ne doit pas être confondu avec son homonyme (iilbert, qui fut oratorien et vicaire directeur du Séminaire constitutionnel de Paris ; ce sont deux personnages très différents, quoi qu'en ait dit l'auteur d'une récente biographie de Gobel.