SAINT-SULPICE
M. de Pierre avait réuni autour de lui une vingtaine de prêtres, administrateurs des sacrements ou simples prêtres tiabitués, qui, chacun dans la mesure de ses forces et de ses talents, travaillaient de leur mieux à la rénovation religieuse de la paroisse. La communauté vicariale s'était reconstituée dans une maison de la rue des Fossoyeurs (actuellement rue Servandoni), sous la direction de M. de France, l'un des compagnons de M. de Pancemont. On v trouvait les deux abbés Séguin, Jean-Marie et Jean-Ignace, dont le frère Antoine, prêtre aussi, avait péri sur Téchafaud révolutionnaire. Ce fut Jean-Marie qui, étant le confesseur de Chateaubriand, le décida à écrire la Vie de VAhhé de Rancé ; dans sa préface, l'illustre écrivain consacre une page émue à ce vénérable prêtre *.
Jean-Ignace Séguin mourut en i8a i, à 91 ans ; Jean- Marie, qui était plus jeune, vécut jusqu'en i843; il avait alors 95 ans.
J'ai déjà parlé 2 de l'infatigable abbé Verkaven à qui nous sommes redevables de la conservation des registres de catholicité qui subsistent encore, recopiés de sa main, pour toute la période révolutionnaire.
Un seul des collaborateurs de M. de Pancemont fut laissé de côté en 1802 dans la distribution des prébendes. L'abbé Pierre Pichot s'était séparé de ses confrères sur la question des serments et avait représenté dans le clergé de Saint-Sulpice l'opinion la plus intransigeante ; il devient, en 1808, le doyen du