Ibid., F^ 8701, 18 prairial
LES ÉGLISES DE PARIS EU 180O 5l
de ses auteurs. D'Hespelle fut mis au Temple avec Leclère, son libraire ^ Il parut en thermidor au moins un fascicule du Défenseur de la Religion ; il ne semble pas que ce journal ait eu longue vie *.
C'est à force d'adresse et en procédant souvent par sous-entendus que les Annales Catholiques purent durer quelques mois de plus. Pour réfuter les écrits impies de Dupuis, l'abbé de Boulogne était obligé de le déguiser préalablement sous le pseudonyme, transparent d'ailleurs, de Pateus.
Quant aux Annales de la Religion, elles prêchaient le respect des lois et médisaient du Pape; elles étaient donc à l'abri de toute mésaventure. Et puis, Grégoire devenu législateur, ne veillait-il pas sur elles, prêt à s'interposer en cas de besoin ^ Elles continueront donc à paraître jusqu'en i8o3.
Les rapports de police nous fournissent d'intéressantes informations sur un certain nombre d'églises de Paris pendant les premiers mois de 1800.
Bien qu'évêque constitutionnel, Royer était mal vu ep/haut lieu. Est-ce parce que la protection de Grégoire ne s'étendait pas jusqu'à lui ? Est-ce parce que son zèle l'amenait parfois à protester contre ces lois que tout bon constitutionnel avait le devoir de révérer aveuglément ? Ceci serait de nature à nous donner bonne opinion de l'intrus qui occupait l'église de Notre-Dame avec d'intermittents scrupules. Il nen