‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 35 sur 286 · Arch. Nal., F' 38/|/i, 18 prairial · texte numérisé non relu

Arch. Nal., F' 38/|/i, 18 prairial

a. Ibid., F' 8701, 26 thermidor, 12 fructidor.

faisait pas moins des mandements pour démontrer la légitimité de son épiscopat et nous avons vu avec quelle verve cinglante Tabbé de Boulogne lui rétorquait ses^lus solides arguments.

La cathédrale étant au pouvoir des constitutionnels^ c'est Saint-Roch, depuis 1795, que le clei^é catholique regardait comme la métropole du diocèse. M. Marduel y avait fait sa réapparition officielle à Noël 1799, il y avait trouvé le clergé nombreux et zélé qu'il avait installé avant de s'exiler une dernière fois après fructidor et, de l'aveu des policiers, Saint-Roch était l'église la plus fréquentée de Paris ^ L'affluence n'y fut pas très considérable aux fêtes de l'Ascension et de la Pentecôte -^ mais les exercices préparatoires à la première communion et à la confirmation furent suivis par une mas$e compacte de fidèles.

Un sénateur, le général d'Arçon, étant venu à mourir, ses funérailles furent célébrées à Saint-Roch, sa paroisse ; on y vit des sénateurs, des généraux en uniforme, le Ministre de la Guerre lui-même, spectacle auquel on n'avait pas assisté depuis longtemps ^.

Sur la rive gauche, le retour de M. de Pancemont et la réouverture de l'église des Carmes avaient redonné a la paroisse catholique de Saint-Sul^Mce une vie nouvelle. 11 n'était plus nécessaire de se disperser dans les chapelles pour y réunir de petits groupes de fidèles qui s'y introduisaient en se faisant reconnaître des gar-

I. Arch. Nat , F' 8701, 29 floréal, a. Ibid.^ F^ 3701, 4 et i3 prairial.

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