‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 47 sur 286 · RETOUR DE BONAPARTE · texte numérisé non relu

RETOUR DE BONAPARTE

<( Roch l'ont renvoyée au 17. Us paraissent ne pas (( reconnaître cet évéque qu'ils disent constitutionnel <( et rappellent le souvenir d'un archevêque que la « constitution proscrit comme émigré. Ils veulent « avoir des supérieurs particuliers qui correspondent (( sans doute avec Tarchevêque émigré et tiennent de « lui leurs pouvoirs. Tous les ministres de ce culte « seraient unis si la promesse de fidélité qu'ils font à « la loi était sincère* ».

L'ignorance de Fouché est trop complète pour n'être

pas affectée : il ne pouvait pourtant pas ne pas savoir

que Royer n'était reconnu pour évêque que par les

gens de son parti et il avait trop souvent eu à sévir

contre les non-constitutionnels pour que leur existence

lui parut un beau jour un fait nouveau. Quant à la

promesse de fidélité aux lois, elle n'avait rien à voir

avec les relations entre Royer et le curé de Saint-Roch.

Ceci prouve seulement que la bienveillance de Fouché

n'avait pas été de longue durée et que ses préventions

ne demandent qu'à s'exercer de nouveau contre l'Église

catholique.

Bonaparte était revenu à Paris dans la nuit du 12 au i3 messidor (1-3 juillet). Bien qu'il eût pris la précaution d'accélérer son voyage afin d'entrer à Paris en pleine nuit, et plus tôt qu'on ne l'attendait, il ne put se dérober aux ovations : le soir du i3 messidor, les illuminations s'allumèrent d'elles-mêmes et les feux d'artifices crépitaient dans tous les quartiers ; les

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