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ATTITUDE DES ÉMIGRÉS

de 1797. Rien de nouveau, pas même la « lettre de communion » écrite au Pape par les évêques pour lui annoncer leur prise de possession. Mais il était ajouté : « Le Pape y répondra ». Grégoire avait gardé sur le cœur le silence de Pie VI lors des diverses communications qu'il avait cru devoir lui faire.

Du coté des anciens évèques légitimes, les difficultés étaient peut-être encore' plus redoutables. Le cardinal Maury avait su quelque chose des paroles prononcées à Verceil et s'était empressé d'en faire part au Roi, puis aux évêques émigrés. On avait accueilli avec un sourire d'incrédulité la nouvelle que le Premier Consul demandait au Pape de licencier en bloc tout l'épiscopat français. Cette prétention semblait trop absurde pour être discutée; en tout cas, si le Pape y prêtait l'oreille, caserait son affaire, mais il trouverait à qui parler. Louis XVIII faisait écrire, le 3o octobre, à M. de la Fare, évêque de Nancy, qui le représentait à Vienne : « Les propositions de Bonaparte ne parais- « sent pas pouvoir être acceptées par le Saint- Père ; « mais si Sa Sainteté avait cette faiblesse, le Roi compte « sur la fermeté de la majorité des évèques de son « royaume pour ne pas se soumettre à des lois que le « Pape même et encore moins un gouvernement « illégitime n'ont pas le droit de lui imposer ^ »

En attendant l'arrivée de Spina, on discutait avec acharnement sur la promesse de fidélité. La plus grande partie des évêques émigrés l'avaient interdite

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