I. Arch. Nat., F' 38ag, 18 ventôse, a. Ibid., 28 germinal
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de Bicêtre, comme atteint de « folie séditieuse » et soumis au régime des aliénés^.
Fouché prit occasion de ces incidents pour adresser à ses subordonnés une circulaire où il signale les. prêtres insoumis ou infidèles à leur promesse do soumission ; ils devaient être arrêtés, et, quand ils étaient élargis, il fallait leur assigner une résidence éloignée de leur ancien domicile. C'est alors que fut emprisonné l'abbé Guillon, prêtre assez exailé, qui multipliait les libelles contre les soumissionnaires et qui, traqué par la police, rédigeait à la fin un journal nommé l'Invisible, qui circulait sous le manteau 2. A la même époque, on arrêta M. Émery, complice présumé de M. Fournier. On fit une sévère perquisition dans ses papiers 3, puis on le relâcha au bout de 18 jours, sans avoir rien relevé de compromettant contre lui *.
Les constitutionnels essayaient de tirer parti du revirement qui se produisait en haut lieu et, sans pitiés poussaient au bannissement de ceux en qui ils voyaient de dangereux concurrents : « La rentrée d'une multi- (( tude de prêtres déportés continue à jeter le désordre (( dans beaucoup de paroisses de France. Si la charité (( permettait d'examiner à quel titre ces transfuges ont « pu violer leur ban, il n'est pas de doute qu'une très
1. Après avoir passé un mois à Bicètre, M. Fournier fut transporté dans une forteresse du Piémont où il resta jusqu'en décembre 1802, Il ne semble pas que Bonaparte, devenu Napoléon, lui ait gardé rancune, car, en 180G, il le nomma évêque de Montpellier.