Arc'iï. Nat., F'' 8829, 26 pluviôse. — B. III, Go5 n
3. fbid., F"^ 3702, 25 pluviôse. — Vie de M. Emery, II, /17-Go.
/i. Ibid., 17 et 18 messidor.
ia4 ATTITUDE DES CONSTITUTIONNELS
<( grande partie d'entre eux seront dans le cas de
M repasser encore une fois nos frontières Nous sai-
« sissons cette occasion pour déclarer que le Premier a Consul autorise aussi à publier que les tracasseries, « que les vexations, que les prêtres soumis de tout « temps aux lois éprouvent sur plusieurs points de la -« République, 'ne peuvent pas durer, qu'elles n'auront « qu'un temps et qu'il ne faut qu'un peu de patience. « Les premières autorités ne font aucune difficulté « d'énoncer qu'il serait cruel, injuste et très impoli- « tique au Gouvernement d'abandonner ces hommes <( respectables à la rage des ennemis de la France. . . . « Nous ne pouvons donc qu'engager encore une fois (( les prêtres amis des lois à se reposer sur la loyauté v< du Gouvernement: à réfléchir que c'est leur faiblesse <( et leur timidité qui font la force et l'audace de leurs « adversaires ; que l'air et le ton de la crainte ne vont « pas à des hommes qui, dans un temps de Révolution (( ont pris un parti aussi décidé f nous les engageons « encore une fois à dévoiler au Gouvernement et partiif culièrement au Minisire de la Police toutes les intria gués, tous les désordres, tous les crimes que le fanait tisme révolutionnaire peut ourdir *. » Voici où l'apaisement en était venu six mois après le début plein de promesses de négociations qui devaient amener, croyait-on, une réconciliation aussi prompte que générale.
Qu'avait fait Spina depuis le mois de novembre? Gomme il lui avait été prescrit, il avait écoute et trans-