DISCUSSION DE CE PROJET
dévoué à la Maison d'Autriche, était mal disposé, mais sa parole avait peu de poids ; quant au cardinal napolitain Borgia» il se montra irréductible ^ On fit les retouches nécessaires pour satisfaire la minorité ; le travail, achevé le i5, fut examiné une dernière fois dans une séance générale tenue le ao au soîr et qui ne se termina qu'à minuit *.
Deux articles avaient surtout retenu l'attention : le premier, qui était le fondement du reste, traitait de la reconnaissance du catholicisme comme religion dominante, pour employer le terme théologique, ou religion d'État, pour parler comme les juristes. La rédaction adoptée par la Congrégation était trop longue, surchargée d'incidentes qu'on avait mises pour donner satisfaction à tout le monde ; tel qu'il était, cet article avait besoin d'être remanié, allégé : c'est ce que fera le Cardinal Consalvi par la suite.
Le second article présentant de particulières difficultés était relatif aux cvêques auxquels il fallait demander leurdémission; l'expédientdes administrateurs apostoliques, suggéré par Spina, et un moment admis à Paris, dans les projets 2 et 3, avait fini par être rejeté ; on voulait une démission formelle ou la déposition de ceux qui la refuseraient. A Rome, une mesure de cette gravité épouvantait : encore que le Pape eût ce pouvoir.