‹ L'église de Rome est l'ennemie de la Sainte Vierge et de Jésus Christ [microforme]Chapitre 6 sur 6 · AFFREUX BLASPHÈMES DE L'ÉGLISE ROMAINE A · texte numérisé non relu

AFFREUX BLASPHÈMES DE L'ÉGLISE ROMAINE A

L'ÉGARD DE LA STE. VIERGE ET DE JÉSUS-CHRIST. Premier Blasphéne.

“Si la chair de Marie ne fut point séparée de celle “de Jésus, comment la mere pourrait-elle être séparée “de la puissance du fils? D'où il résulte que la gloire “et la puissance ne sont pas seulement communes à la “ mère et au fils ; mais qu'ils jouissent l’un et l’autre “ d'une gloire et d'une puissance égales.” (Les Gloires de Marie, chap. 7, page 2.)

[Ce livre a été écrit par un évéque italien, nommé Liguori, qui a été mis au nombre des Saints. Celivre a été approuvé dans la bulle de canonisation, et depuis par tous les papes et les évèques de Rome.]

Second Blasphéme.

“ Le règne de Dieu se compose de puissance et de “ miséricorde. [la gardé, par lui-méme, la première, “et il a abandonné la miséricorde à sa mére. Et St. “ Thomas dit: Au moment où la Vierge conçut dans ‘son sein le Verbe Divin et l'enfanta, il se fit, entre “elle et Dicu, un partage de puissance : elle devint la Reine de Miséricorde, tandis que Jésus resta le Roi de la Justice. (Gloires de Marie, vol. 1, page, 4.)

Troisième Plasphène.

“ Dieu a donné à son fils la mission de juger et de “punir ; et à Marie celle de compatir aux malheureux “et de les soulager.” (Gloires de Marie, vol. 1, page 3.)

DFA

Et cette idée impie que la Ste Vierge est plus miséricordieuse, plus tendre pour les pécheurs que Jésus- Christ, est répétée en mille endroits de ce livre des Gloires de Marie.

Dans le premier de ces extraits, nous entendons l'Eglise de Rome nous assurer que la gloire et la puissance de la Ste Vierge sont égales à la puissance et la gloire de Jésus-Christ; dans le second et troisième extraits, l'Eglise romaine, enchérissant sur son premier blasphème, nous montre Jésus-Christ dépouillé de sa miséricorde, par Dieu le père, au profit de la Ste Vierge. Il ne reste plus à Jésus-Christ que la justice, le châtiment, le feu, l'enfer! La miséricorde, qui était d'abord son partage, est passée à sa mère !

En vérité, les plus grands impies, les Voltaire et les autres coriphées de son école, ont-ils jamais plus outragé Jésus-Christ et la sainte et bien heureuse femme qui lui servit de mere, suivant la chair ?

Blasphème Quatrièrte.

“Quand Assuérus vit Esther en sa présence, il lui “demanda avec amour ce qu'elle voulait de lui. La

Reine lui répondit: O Roi: si j'ai trouvé grâce de- LL]

vant vous, accordez-moi le salut de mon peuple. As-

suérus l'entendit, et il ordonna, sur le champ, que la

sentence de mort fut révoquée. Or, si Assuérus ac-

corda à Esther le salut des Juifs, parce qu'il l'aimait :

comment Dieu, qui aime Marie d’un amour immense,

“ne l'exaucera-t-il point quand elle priera pour les mal- “heureux pécheurs qui se seront recommandés à elle?”

(Gloires de Marie, vol. 1, page 7.) Si la Ste Vierge pouvait verser des larmes au ciel, nen verscrait-elle pas lorsqu'elle entendrait Jésus- Christ comparé, dans son amour pour nous, à l'impie

Assuérus, dans son amour pour sa femme ?... Quelle douleur et quelle consternation au ciel si, comme le dit l'Eglise romaine, les Saints peuvent voir tout ce qui se passe ici-bas! Quelle douleur pour la mère et les disciples du Sauveur, de voir tant de millions d’âmes trompées par les papes de Rome, ôter a Jésus sa couronne de miséricorde et d'amour au profit d'une créature !

Blasphème Cinquième.

“ Sj une mère savait que deux de ses fils sont divisés “ par une haine mortelle, n'emploierait-elle pas tous les “moyens de rétablir la paix et l'harmonie? Ainsi, “ Marie est mère de Jésus et mère de l’homme; et “quand elle voit un pécheur devenir l'ennemi de son « divin fils, elle n'a de repos que lorsqu'elle a rétabli la “paix entre eux.” (Gloires, vol. 1, page 40.)

Ainsi ce Sauveur que l'Evangile nous montre bon, doux, compatissant pour les pécheurs, jusqu'à verser son sang pour eux ; ce Sauveur qui aime ses propres bourreaux, qui leur pardonne et prie son Père pour eux, en disant: “Mon Pere, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ;" le Sauveur dont Jean disait : “ Voici l'agneau de Dieu qui vient effacer les péchés du monde: l'Eglise romaine nous le représente comme haïssant le pécheur d'une haine mortelle! Et, d'après les papes, sa réconciliation avec son frère pécheur, ne devient possible que parce que Marie se met entre eux deux, pour les réconcilier! Ce n'est pas par amour pour nous, pauvres pécheurs, ce n’est pas par compassion, par charité, par crâce gratuite, que Jésus nous pardonne et se réconcilie avec nous ; c'est par amour et obéissance pour sa mère! C'est ainsi que le sublime dogme de la miséricorde et de l'amour infinis de Dieu pour l'homme déchu et pécheur, est entic-

rernent travesti, rapetissé, sacrilécement détruit par l'Eglise romaine! Et elle appelle cela honorer la Ste Vierge ! Si c'est ainsi qu'elle aime à être honorée, elle dut se trouver bien honorce par les Juifs qui couvraient de crachats le visage du Sauveur !

Blasphème Sixième.

“ La femme Técuite, dit le livre des Rois, vint un “jour trouver David et lui dit: J'avais deux fils; lun a tué l’autre; la justice veut m'ôter celui qui me “reste: avez pitié de moi, et ne faites pas que je perde, à la fois, mes deux enfants. David eut compassion

un

de cette femme ; il renvoya absous le fils coupable, et le lui rendit. Or,telle est aussi la prière de Marie au Seigneur, quand elle intercède pour un pécheur qui a recours à elle. Mon Dieu, dit elle, j'avais deux fils, Jésus et l'homme ; Fhomme a tué Jésus sur la croix, et votre justice veut le condamner. Mais, oh ! mon Dieu! mon Jésus est déjà mort! ayez donc pitié de moi, et ne faites pas que mes deux fils me soient enlevés à la fois. Non, Dieu ne peut pas condamner “les pécheurs qui recourent à Marie, et pour qui cette “bonne mere intercède.” (Gloires, vol. 1, page 40.) Ces lignes, que nous copions mot à mot du célèbre livre catholique romain, Les Gloires de Marie, prouvent que l'Église de Rome veut non-seulement que la Ste Vierge soit intermédiaire et avocate entre nous et Jésus au ciel, mais que de plus elle soit avocate entre nous et Dicu le Père! ce qui est le comble de l’absurdite ct de l'impiété. Avec cette doctrine toute nouvelle, Jésus-Christ est vraiment détrôné au ciel, il y est mort ; le pécheur l'a tué! Il ne peut plus parler ni prier pour les autres ; ce n'est plus qu'un cadavre inanimc ; c'est la Vierge Marie, alors, qui, voyant son fils

Jésus mort, et comprenant que Dieu le Pere va faire mourir le meurtrier, cherche à désarmer sa colère. Et qu'on le remarque bien, si la Ste Vierge demande grace et pardon au Père Eternel pour Île pécheur, le meurtrier de son fils Jésus, ce n'est pas au #o77 et pour l'amour de fésus qu'elle le fait; ce n'est pas au nom du sang qui a coulé sur le Calvaire qu’elle cherche a désarmer le courroux de Dieu le Père! C'est en son propre nom, à elle; c'est pour son propre amour; c'est à cause de la douleur qu'elle éprouverait de voir ses deux fils morts !

Avec cette monstrueuse doctrine, il est visible que l'Evangile est une fable Jésus-Christ n'est plus rien … la Vierge Marie seule est tout!

Seigneur! jusqu'a quand laisseras-tu l'ennemie de ton Fils Eternel souiller la terre de ses blasphèmes et tromper les peuples rachetés par le sang du Calvaire !

bl rsphènre Seption €.

“ Ce n'est pas sans raison que St. Laurent Justinien ‘appelle Marie l'Espérance des pécheurs, fuaesqu'elle ‘seule peut obtenir de Dieu leur pardon.” (Gloires, vol. I, PAGE 53.

en . Huiticne.

“ Si Dieu n'a pas détruit l'homme apres son premier “ péché, c'est dans une pensée d'amour pour la lrerge ‘ qui devait naître un jour. [ny a pas de doute que “ toutes les grâces et les pardons obtenus dans Fan- “cienne loi, ne l'aient été qu'en considération de

Marie” (Gloires de Marie, vol. 1, page 53.)

Tous les prophètes, tous les Evangélistes, tous les disciples de Jésus-Christ, sans une seul exception, et Jésus-Christ lui-méme, nous avaient assurés que c'était seulement en vue et pour l'amour d'un Sauveur futur,

que les bénédictions des temps anciens avaient été données aux hommes-—Dieu lui-même, parlant à Abraham du Sauveur qui naîtrait de lui, l'avait assuré g#'en lut toutes les nations de la terre seraient bénies..…. On avait cru jusqu'ici, que le serpent d'airain, élevé dans le déser. dont la vue seul guérissait Jes malades qui le regardaient, était une figure de Jésus-Christ, et du pardon accordé à tous ceux qui tourneraient vers lui leurs espérances, leurs regards et leurs cœurs... C'était ce que Jésus lui-même nous assurait dans St Jean, ch. ITT, v. 14,19. Mais voici l'Eglise de Rome qui vient donner un démenti formel et public à toutes ces vieilles idées des Prophètes, des Apôtres et de Jésus-Christ luimème! D'après les Papes et les évèques de Rome, il ne faut pas douter que toutes les grâces et tous les pardons obtenus dans l'ancienne loi, ne l'avaient été qu'en considération de Marie !

Esperons que le Seigneur saura tirer le bien même du mal; et que nos frères de l'Eglise de Rome, voyant quelles impiétés, quels plasphèmes cette Eglise préche, sen éloigneront avec horreur et reviendront à Jésus le Fils de Dieu: “car le père aime le Fils, et il lui a donné “toutes choses en main: qui croit au fils a la vie “éternelle. (Sears {7 w 251150)

Blasphéme Neuvicme.

Avant Marie, il n'y avait personne pour arrèter le “bras de Dieu. Mais maintenant, si Dieu est irrité con- “tre un pécheur, Marie intervient: elle arrète la main “de son fils prèt à punir, et elle sauve le coupable.”

(Gloires, vol. 1, ch. LIT, P. 99.) L'Esprit Saint, dans lEpitre aux Romains, nous assure que /ésus-Christ est à la droite de Dieu, son père, et prie pour nous. (Aom. ch. ®, à. 35.)

Dans l'Epitre aux Hébreux, le même Esprit-Saint nous dit de notre Sauveur: “Il peut sauver pour tou- “jours ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant “toujours vivant, pour intercéder pour eux.” (Æébreux, VIT, 25.) Dans la première Epître de St. Jean, ch. 2, le même Saint-Esprit, par l’Apôtre, nous dit: “Ne “péchez pas, mais si vous avez péché, nous avons un “avocat auprès du Pere, savoir: Jésus-Christ le Juste. “Car c'est lui qui est la victime de propitiation pour “nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais “aussi pour ceux de tout le monde.” (St. Jean, ch. IT, v. 12.) L'Evançgile donc nous assure que Jésus-Christ dans le ciel, est sans cesse occupé à prier pour les pécheurs ; il est sans cesse occupé à demander grâce et pardon pour nous, pour prix du sang qu’il a répandu sur la croix, des douleurs qu’il a endurées et de la mort qu'il a subie... Mais l'Eglise de Rome ne croit pas à ce Sauveur qui prie sans cesse pour les pauvres pécheurs. Le nouvel évangile des papes ne nous parle que d'un Sauveur toujours fàché et en courroux contre le pécheur—Le Sauveur qu'elle offre à ses peuples, après avoir mis de côté, le miséricordieux Jésus de l'Evangile, a le bras sans cesse levé pour écraser et punir le pécheur, Et elle nous assure que si ce bras redoutable ne nous a pas encore écrasés, sous le poids de sa colère, c'est, non à la bonté et à la miséricorde de Jésus-Christ, mais à la bonté et à la miséricorde de la Ste Vierge que nous le devons !! Et ces affreuses doctrines sont appelées “ Les Gloires de Marie! Et ceux qui ont horreur de ces doctrines detestables, sont appelés héretiques !!!

Seigneur, aie pitié de ton peuple, et sauve-le des mains de ceux qui le conduisent dans les voies de l'erreur |

Blasphème Dixicne.

“ Coriolan tenait Rome assiégée, et restait insensible “aux larmes et aux prières de tous ceux des citoyens “qui vinrent implorer sa clémence: mais sa mère “s'étant présentée à son tour, il ne put lui résister, et “ leva le siège. L'efficacité des pricres de Marie, com- “ parces à celles de Véturie, est d'autant plus certaine “sur Jésus que Jésus a pour sa mère, plus d'amour et “ de reconnaissance.” (Gloires de Marie, vol. 7, p. 160.)

Ne se sent-on pas le cœur brisé de tristesse et l'âme saisie d'épouvante quand on entend les papes de Rome comparer Jésus-Christ au farouche Coriolan ! Cette Egiise perfide et impie dégrade notre Sauveur, cile le couvre de boue, elle en fait un espèce de mannequin, toujours armé du fouet et du bâton, afin d'élever sa nouvelle divinité, son Sauveur moderne, LA VIERGE ! sur l'autel du fils de Dieu !

Frère de l'Eglise de Rome, les téncbres qui vous environnent sont bien profondes, si vous ne voyez pas par ces comparaisons de Jésus avec Coriolan, par cette supériorité d'amour et de charité d’une créature sur le Fils de Dieu, que l'on vous a mis hors des limites du christianisme et que l'on vous a poussés vers l’abime de l'infidélité et de l'idolâtrie. Et, si les blasphèmes que vous venez de lire, et qui sont copiés d'un des livres les plus approuvés de votre Eglise ne suffisent pas pour Eglise de Rome, Jésus-Christ n'est rien et la Ste. Vierge est tout : lisez les mêmes Gloires de Marie, vol. 1, chap. VITE, p. 230, et vous trouverez les paroles suivantes : “* La où n'est pas la

vous montrer que, dans

“ femme, dit l'Esprit Saint, le pauvre souffre et gémit. “ Cette femme c'est Marie dont l'absence laisse Île “pauvre dans les larmes et la douleur: c’est-à-dire que “ Dieu ayant voulu que toutes les grâces fussent dis-

“ pensés aux hommes par les prières de Marie, si ses “prières manquent, il n'y a plus sur la terre, ni espc- “ rance, ni miséricorde !”

Frères de l'Eglise de Rome, si ces paroles ne suffisent pas encore à vous montrer les doctrines perverses et impies de votre Eglise, lisez à la page 243: La “ révolution que le soleil accomplit dans un an, la lune “l'accomplit dans un mois: ainsi souvent le nom de “ Marie fait plus pour notre salut que le nom de Jésus.” (ch. IX, p. 243.)

Que l'on mette ces paroles de Rome à côté de la parole de Dieu, et l'on verra vers quel abime Îles papes font reculer le monde :

“ [] n'y a point de salut en aucun autre: car iln'ya “pas sous le ciel d'autre nom que celui de Jésus, qui “soit donné aux hommes, par lequel nous devions « être sauvés.” (Act. IV, v. 72.)

Si l'Eglise de Rome dit la vérité, lorsqu'elle nous assure que souvent le nom de Marie fait plus pour notre salut que le nom de Jésus, alors l'Evangile ment, lorsqu'il nous dit qu'il #°y à pas d'autre nom que celui

de Jésus par lequel on puisse ètre sauvé... Entre les doctrines de l'Eglise romaine et l'Evangile, comme on

le voit, il y a un abime insondable, il y a la différence des ténèbres à la lumière, la distance de l'enfer au ciel __Rome, c'est la nuit; l'Evangile, c’est le jour; Rome, c'est l'erreur ; l'Evangile, c'est la vérité ; Rome, c'est l'esprit d'erreur et de mensonge, l'Evangile c’est l'Esprit de Dieu... Voilà pourquoi Rome trompe et séduit les peuples qui l'écoutent lorsqu'elle leur dit : “ Souvent le nom de Marie fait plus pour notre salut “ que le nom de Jésus.” Et l'Evangile éclaire et sauve les peuples qui l'écoutent, lorsqu'il dit: “Il ny a pas “ d'autre nom que celui de Jésus pour être sauvé.”

Blasphème Onsième.

“ Le frère Léon raconte qu'il vit un jour une échelle “rouge sur laquelle était Jésus, et une échelle blanche “sur laquelle était Marie. Beaucoup d'hommes se “ pressaient autour de la première échelle, montaient quelques pas, et tombaient: ils recommencçaient, puis “ retombaient de nouveau. Une voix leur cria d'aller à l'échelle blanche au haut de laquelle était Marie ; ils le firent, et alors il les vit monter sans peine. Il vit Marie leur tendre la main, et les conduire jusqu'en Paradis... À qui le salut, à qui le royaume du ciel? se demande St. Denis le chartreux : puis il répond, à ceux là seuls que la reine des miséricordes “ favorise de ses prières !”(Gloires de Marie, vol. 1, ch. VIII, p. 227.)

Apres la lecture de cette histoire, qui est peut-être le résumé le plus complet de toutes les doctrines blasphématoires de Rome sur son culte des Saints et surtout de la Ste Vierge, comment ne pas comprendre et

avouer que les tendances de l'Eglise romaine sont de détruire complètement la foi en N.S. Jésus-Christ, de dégrader le Sauveur du monde, de le montrer inférieur en amour, en puissance et en miséricorde à Marie ! Dans cette ignoble histoire, les papes et les évêques de Rome nous montrent Jésus et la Ste Vierge au haut d'une échelle qui va de la terre au ciel. Tout naturellement les hommes qui veulent aller au ciel courent à l'échelle de Jésus pour y monter. Ces hommes ont sans doute entendu parler de l'amour de Jésus pour les pécheurs; ils savent sans doute que ce wiséricordieux Sauveur les à tant aimés qu’il s'est livré à la mort pour les avoir avec lui dans le ciel... Qui sait méme si ces bonnes gens n’ont pas appris, quelque part, que Jésus avait dit aux pécheurs: “Venez À moi; in-

“ voquez mon nom et vous serez sauvés... Je’suis là “ Jumière et la vie... Je suis le chemin—je suis la porte “ du ciel—personne ne peut aller au ciel, à mon Père, “ que par moi,” etc, etc. Attirés donc par toutes ces choses, et appuyés sur l'idée qu'étant le Fils de Dieu et Dieu lui-même, puisqu'il les appelait à lui, il serait bien assez bon et assez fort pour les aider à monter: ils vont donc à l'échelle au haut de laquelle est ce Jésus qui crie à tous les pécheurs : “ Venez à moi.”

Mais quel n'est pas le désappointement de ces pauvres gens, lorsqu'étant montés à une certaine hauteur, ils se sentent défaillir et tellement épuisés qu'ils courrent risque de tomber! Probablement qu'alors ils appellent au secours ce Jésus qui est au haut de l'échelle. Mais, voilà qu'il est sourd et ne les entend pas ; ils le conjurent de leur tendre la main...mais tout est inutile: il dort probablement, car il ne fait aucun cas d'eux. Si bien, que ces infortunés, épuisés, tombent à terre tout meurtris. Mais ils ne se découragent pas; car ils veulent absolument monter au ciel. Les voilà donc de nouveau à l'œuvre pour monter; et c'est toujours par l'échelle au haut de laquelle est Jésus, qu'ils veulent y aller. Voyez comme ils font effort pour s'élever jusqu'au haut et se rendre jusqu'au Sauveur. Mais, de nouveau, voilà leurs forces qui faiblissent ; les voilà épuisés, n’en pouvant plus. Ah! ils avaient espéré que ce Jésus qu'ils croyaient si bon si charitable, si compatissant allait les aider :

Oui! si c'eût été le vrai Jésus de l'Evangile qui eût été là, au haut de l'échelle, il les aurait tres certainement aidés: il leur aurait tendu la main; il serait même descendu à leur rencontre pour les aider à monter. Car le Jésus, le Sauveur de l'Evangile, lui, court après sa brebis, il la met sur ses épaules, il l’'apporte au

bercail. Le Jésus, le Sauveur de l'Evangile court au devant de son enfant qui était perdu. .il le presse sur son sein, Mais c'était le Jésus de Rome, c'était le Sauveur à la facon des Papes et des évêques romains, qui était au haut de l'échelle. Or, ce Sauveur, ce Jésus de l'Elise romaine, quand il ne dort pas, fait la sourde orcille: il fait semblant de ne pas voir la profonde misère du pécheur; ou s'il la regarde, c'est pour éprouver un supréme dégoût: en les voyant, il s'arme pour les châtier, il lève son bras pour les frapper et s'en débarrasser: il est là, le Sauveur à la façon de Rome, au haut de l'échelle par laquelle les hommes veulent monter au ciel; un petit peu d'aide de sa part, les amencrait jusqu'à lui; mais le Jésus, le Sauveur de l'Eglise des papes a la main trop blanche et trop pure pour toucher du bout du doigt ces misérables. Ïl se respecte trop pour s'occuper de pareilles vermines ; il les voit donc tomber et se meurtrir au pied de son échelle sans s'en occuper le moins du monde.

Oui, encore une fois, le voilà le Sauveur à la façon des papes, tel que l'Eglise de Rome elle-méme le dépeint dans son fameux livre des Gloires de Marie !

Mais après avoir vu avec quel souverain mépris l'Eglise de Rome dépeint le Sauveur du monde, voyons quelle merveilleuse puissance, quelle charité, quelle miséricorde sont attribuées à Marie.

“ Une voix leur cria d'aller à l'échelle blanche où « était la Ste Vierge, et ils le firent, ct alors, il les vit “ monter sans peine au ciel. Marie leur tendit la “ main et les conduisit jusqu'en Paradis. À qui le “ salut, à qui le royaume du ciel? À ceux là seuls que “ja reine des miséricordes favorise de ses prières.”

(Gloires de Marie, Vol. 1, ch. VIII, KA, 2227)

Ces dernières paroles n'ont pas besoin d'explication

ni de commentaire... ‘Tout Catholique romain dont le cœur sera droit et honnète verra aisément que, dans son Église, le Sauveur qu'on lui prèche, ne peut pas être le Sauveur de l'Evangile : il verra qu'autant le Sauveur des papes est une nullité, un Sauveur sans charité, sans souci pour les pécheurs, autant la Vierge est exaltée par sa puissance, sa charité, son dévouement pour le salut des pécheurs : il verra, en un mot, que Jésus-Christ est outragé, méconnu, détrôné dans l'Eglise de Rome au profit de la Vierge... Et avec la grâce de Dicu, nos frères de l'Eglise de Rome comprendront que cette Eglise est autant l’ennemie de la Ste. Vierge que de Jésus.

Blasphème douzième.

“ Une servante de Marie alla un jour prier dans une “de ses églises, sans le dire à son époux ; ct elle se “trouva empêche par une horrible tempête, de reve- “nir à la maison ce soir-làa.”

“Accablée par la crainte que son époux ne se mit “en colère contre elle, elle se recommanda à Marie. “Mais à son retour, elle le retrouva plein de bonté “pour celle.”

“Après avoir questionné son époux à ce sujet, elle “découvrit que, pendant cette nuit-là mème, la divine “M£ére avait pris sa forme et ses traits; et qu'elle “avait pris sa place dans toutes les affaires de la “maison.”

“Elle raconta ce prodige à son mari, et tous les “ deux devinrent très dévoués à la Sainte Vierge.”"—

(Gloires de Marie, page 701.)

Nc semble-t-il pas évident que le Dieu de l'Evangile a aveuglé l'Eglise de Rome pour lui faire publier cette fâble ignoble, puérite, infame au sujet de la Sainte Vierge ?

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Voilà que cette Eglise perfide, oubliant ce qu’elle doit de respect à Jésus-Christ et à la Sainte femme qui fut sa mére, suivant la chair, nous la représente comme allant, pendant la nuit, prendre dans la maison, la place des épouses absentes auprès des maris, afin qu'ils ne s'appercçcoivent pas que leurs femmes ne sont pas à la place où les convenances, les lois de la morale comme celle de la société et de la religion les appellent.

Peut-on s'empêcher de rougir quand on lit dans ce fameux livre des “Gloires de Marie” que la Sainte Vierge porte la complaisance jusqu'à ce point envers les femmes qui lui sont dévouées !

N'est-ce pas nous dire que la Mère de Notre Sauveur, comme homme, a remplacé dans l'Eglise de Rome les impudiques Venus, les infâmes Junons des temps passés !

Nous le redisons donc hardiment en terminant ce court traité: /’Æolise de Rome est l'Ennemie de la Ste Vierge et de Jésus-Christ.

Puisse le Seigneur, dans son infinie bonté, accorder à tous nos chers frères et amis qui sont encore sous le joug de linfidélité romaine, la même grâce qu'il nous a donnée, et les amener aux pieds de Jésus-Christ comme étant seul notre espérance, notre salut, notre Sauveur !|

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