‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 126 sur 204 · Coll. Haldimand, lettre du 14 sept · texte numérisé non relu

Coll. Haldimand, lettre du 14 sept

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Viennent ensuite ses insinuations ordinaires contre la loyauté du clergé canadien : il est ignorant, d'ailleurs, sans éducation, et ne se recrute que dans la classe des artisans, forgerons, charpentiers, etc. Le clergé va devenir de plus en plus ignorant :

« Le moyen de remédier à cela, écrit-il à Lord Germaine, ce serait de faire venir de la Savoie cinq ou six prêtres de bonnes mœurs et de bonne éducation. J'ai toute raison de croire que le Séminaire de Québec les prendrait, car les directeurs de cette maison comprennent le besoin qu'ils ont de professeurs pour l'éducation de la jeunesse. Mais s'il ne les prenait pas, on pourrait facilement leur procurer des cures, où ils auraient environ deux cents louis de revenu par année. Leur nombre pourrait être augmenté d'année en année, suivant que l'occasion le demanderait, ou que l'expérience prouverait la chose utile au service du Roi ou au peuple de la Province. Je n'ai pas été à même de me procurer un état exact et précis du revenu des différentes paroisses. En général, les cures au Canada valent cent louis par année. Quelques-unes vont jusqu'à cinq cents louis, et beaucoup valent de deux à trois cents louis par année ^ ».

Eu voyant tant de sollicitude de la part d'Haldimand pour le Séminaire de Québec et pour le diocèse en général, en le voyant surtout si au fait du revenu des ^curés, on est à se demander qui était le plus évêque, de lui, ou de M«' Briand, et quel est celui des deux qui disposait des bénéfices ecclésiastiques. Lord Germaine lui répondit le printemps suivant :

« Lord Hillsborough * n'a eu rien de plus pressé que de faire application pour avoir des prêtres Savoyards pour le

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