Secrétaire d'Etat pour les Affaires Etrangères
Canada. La principale difficulté était de savoir quel était le revenu des bénéfices que vous vous proposiez de leur donner : vous nous l'avez fait connaître. J'espère que nous aurons des prêtres à vous envoyer par la flotte de l'automne prochain ^ ».
Ce ne fut cependant que l'année suivante que l'on put en racoler deux. Mais hélas ! — triste contretemps pour eux — ils furent fairs prisonniers sur un vaisseau ennemi, dans le trajet de la Savoie au Canada ^
On chercha en Angleterre à se reprendre; et Lord Sydney écrivant à Haldimand au printemps de 1784:
n J'attends de jour en jour, lui dit-il, les quatre prêtres que nous avons demandés il y a quelque temps eu Savoie, et s'ils viennent, je ne perdrai pas un instant avant de les envoyer au Canada. J'ai insisté pour que dans le choix de ces messieurs on n'acceptât que des gens de bon caractère, doués de talents et d'une bonne éducation, et j'ai confiance que je ne serai point désappointé à ce sujet " ».
Ces quatre prêtres Savoyards furent-ils réellement envoyés en Angleterre? Ce qui est certain, c'est qu'ils ne vinrent jamais au Canada. La Providence épargna à M^*" Briand l'ennui de les placer. Il est probable que le rappel d'Haldimand, déjà décidé à cetlo date, mit fin à toute cette affaire ; et comment ces prêtres anraient-ils été accueillis à Québec par le successeur d'Haldimand, alors qu'il était bien connu que leur présence n'y était désirée ni par l'Evêque, ni par M. Montgolfier, ni par personne?
On commençait en effet à s'inquiéter, surtout à Québec et à Montréal, des démarches peu autorisées d'Haldimand pour faire venir ici des prêtn-s étrangers, sans l'aveu de