‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 150 sur 204 · Reg. III des lettres, lettre du 6 sept · texte numérisé non relu

Reg. III des lettres, lettre du 6 sept

VOUS voir tons contribuer à la bâtisse de votre église de vous-mêmes et de bonne volonté, plutôt que par force et en esclaves '^» Du reste, le Prélat, dans la même lettre, rendait hommage aux bonnes dispositions de la majorité des paroissiens :

« Le grand nombre, disait-il, est docile, fervent, religieux... Je trouve dans les bons chrétiens un vrai soulagement au milieu des chagrins que nous cause le redoutable ministère de l'épiscopat, auxquels l'âge et les infirmités nous rendent encore plus sensible. Mais la douleur que je ressens de trouver tant d'esprits revêches, indociles, sans piété, sans religion . . . me rend souvent la vie ennuyeuse : Tœdet aniviam nieam l'itcp meœ^'-. . . »

Pour les habitants de Saint-Charles qui avaient été annexés à Saint- Henri, et dont un certain nombre, comme nous l'avons vu, montraient de la mauvaise volonté pour la construction de l'église, il y avait chez eux une certaine disposition d'esprit assez commune chez nos Canadiens : pour eux, le vieux curé Sarault, qui était à Saint-Charles depuis vingt-cinq, trente, quarante ans, qui les avait baptisés, instruits, mariés, n'était pas seulement le prêtre, c'était le père : il y avait chez eux, dans l'ordre religieux, comme une espèce d'esprit de famille. M. Sarault les avait ménagés et protégés tant qu'il avait pu ^'. Mais à la ûu il dut leur lire une lettre de TEvêque, leur disant que désormais « le curé de Saint-Henri seul pourrait les admettre aux sacrements ". »

Le même esprit de famille ne se faisait pas remarquer, au moins d'une manière aussi frappante, à Saint-Gervais, autre nouvelle paroisse qui s'organisait à peu près en même

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