‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 172 sur 204 · Pland. des Bv. de Q., t. II, p · texte numérisé non relu

Pland. des Bv. de Q., t. II, p

de faire en sorte que notre arrivée dans votre paroisse se passe sans bruit, sans cérémonie brillante, sans concours de paroissiens sinon à l'église. C'est là seulement que nous recevrons volontiers les honneurs qu'il vous plaira accorder à notre dignité. Vous nous obligerez, si vous voulez bien faire connaître à vos paroissiens notre intention sur cet article '". »

Qui n'admirerait le désintéressement qui respire dans cette circulaire ? Evidemment le Coadjuteur craignait, et croyait avoir raison de craindre qu'en recevant trop d'iion. ueurs extérieurs dans sa visite, en donnant à son voyage des allures quasi triomphales, il ne portât ombrage au vieil Evêque de Québec, dont il n'était que le suppléant. Les vieux sont souvent susceptibles; et d'ailleurs, quand il s'agit de supérieurs hiérarchiques, il n'y a pas que leur personne à ménager, il y a aussi à considérer la dignité du siège et de la place.

Le mandement du Coadjuteur, signé «Jean-François, evêque d' Almyre, » était contresigné par le jeune Plessis, prêtre depuis le 1 1 mars de l'année précédente ^'. M^'' Hubert l'avait emmené avec lui pour l'accompagner et l'aider dans sa visite pastorale. Plessis avait fait ses études au Séminaire de Québec, et enseigné ensuite au collège de Montréal. Devenu secrétaire de l'évêque de Québec, il fut heureux sans doute d'avoir cette occasion de revoir sa ville natale, son père ^'^, qui devait vivre assez longtemps pour assister

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