‹ L'église du Canada après la conquête (volume 2)Chapitre 76 sur 204 · Archiv. de l'Ev. de Q., lettre du 26 août · texte numérisé non relu

Archiv. de l'Ev. de Q., lettre du 26 août

io8 l'éguse du canada

« Je ne comptais pas, ajoute-t-il, comment un homme d'esprit et de mœurs comme vous, avez pu donner la plus petite occasion de soupçonner votre fidélité à votre Souverain, et vous en rapporter à ces bruits d'habitants. Enfin, monsieur, ce n'est pas une petite affaire. J'avais, dès l'année dernière, de grandes plaintes. J'ai besoin, en outre, de prêtres. Si je perdais vos services, j'en gémirais, pour plusieurs raisons, et pour vous, et pour mon diocèse, et pour moi-même, car je vous aime toujours très tendrement ". »

De son côté, M. Montgolfier écrivant à M*' Briand au sujet des imprudences du curé de Longueuil vis-à-vis de LaCorne Saint-Luc :

« Quant à celui-ci, disait-il, il n'est pas possible de lui faire entendre raison, et lorsqu'on lui parle à ce sujet, il se met dans des furies étonnantes ; et si par hasard ils venaient à se rencontrer en face, je ne doute pas qu'il n'arrivât quelque insulte '^ . . »

Mais voilà que Saint-Luc revient de son expédition au Fort Stanwix tout confus, tout humilié de sa déconfiture, de son abandon par les Sauvages : on l'accuse même, quoique injustement, d'avoir été la cause du désastre éprouvé par Saint-Léger '^. Il n'y a rien comme l'humiliation pour adoucir un arrogant, quand il est susceptible de bons sentiments et de vertu *^ Peu de temps après, M. Montgolfier avait le bonheur d'apprendre à M^"" Briand la parfaite réconciliation de M. de LaCorne avec son curé *K Le pieux

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