Garneau, Hist. du Canada, t. III, p
40. N'oublions pas que LaCorne Saint-Luc était le frère du vénérable Doyen du Chapitre, M. de LaCorne.
41. Archiv. de l'Ev. de Q., lettre de M. Montgolfier à IMgr Briand, 11 sept. 1777.
Prélat sentant bien, cependant, que le séjour du Père Carpentier à Longuenil pourrait être pénible à l'un et à l'autre, offrit au bon missionnaire la cure de Verchères, devenue vacante par le décès de M. Mercereau ; et il l'accepta volontiers.
Quant à Burgoyne, dont la suffisance avait été la cause principale de tous ses malheurs, il n'était pas homme, après le désastre de Saratoga, à dire comme le Prophète : « Bonum niihi quia hnyniliasti vie. » On prétend même que, de retour en Angleterre, apprenant que Carleton avait demandé son rappel, il se figura qu'il pourrait bien être nommé à sa place, et écrivit à Lord Germaine pour le prier de lui permettre de décliner cette nomination *-. Elle ne lui fut jamais offerte.
Celui qui aurait eu le plus de raison de se réjouir des malheurs de Burgoyne, c'était le gouverneur Carleton, à qui on avait fait l'injure de lui préférer ce général pour le commandement de l'expédition d'Albany. Mais il était trop noble pour s'abandonner à de pareils sentiments. Il se contenta de demander son rappel, et écrivit dans ce sens une lettre pleine de fierté au Secrétaire d'Etat, avant même le départ de Burgoyne pour son expédition ".
Haldimand fut nommé pour remplacer Carleton, mais trop tard pour qu'il pût se rendre au Canada dans l'automne de 1777. L'administration si heureuse et si bienfaisante de Carleton fut donc continuée jusqu'au printemps de 1778.
« Le départ de M. Carleton est-il complètement assuré, écrivait M. Montgolfier à M^*" Briand le i6 septembre 1777? Convient-il que je me rende auprès de lui ? »
Il n'eut pas besoin de descendre à Québec. Ayant appris,