Coll. Haldimand, B. 21g, lettre du 7 mars
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gement pour l'œuvre de l'éducation à laquelle elles se dévouent. Il aime à encourager les communautés religieuses qui s'appliquent aux œuvres de charité en les exemptant du fardeau des taxes ; et lorsque les Sœurs Grises de Montréal, qui ont fait l'acquisition de la Seigneurie de Châteauguay, lui demandent la remise du droit d'amortissement dû au Roi, en compensation d'une cession de terrain qu'elles ont été obligées de faire aux Sauvages du Saut-Saint-Louis, pour avoir la paix, Haldimand leur accorde volontiers cette grâce, « pour récompenser, dit-il, les bons services que ces dames religieuses ont rendus et rendent journellement au public par l'asile que leur maison donne aux infirmes et pauvres des deux sexes, ainsi qu'aux enfants trouvés ^^ ». Il encourage ça et là l'établissement d'écoles anglaises, ayant toujours soin d'exiger que les Canadiens n'en soient pas exclus, s'ils désirent y aller '. Mais c'est surtout à l'établissement de bibliothèques publiques à Québec et à Montréal qu'il consacre ses efforts ^^ ; et s'ils ne furent pas couronnés d'un succès durable, ils donnèrent du moins aux choses de l'esprit un élan, qui, avec le temps, pouvait produire de bons lésultats.
Par une curieuse coïncidence, — avons-nous besoin de dire qu'il n'y eut que coïncidence? — les deux bibliothèques, sources de lumières, furent inaugurées en 1785, l'année de la Grande noircetir^ qui, à deux reprises, le 3 et le 15 octobre, enveloppa tout le pays, et y répandit une terreur difficile à décrire, presque à l'égal du tremblement de terre de 1663.
Les deux derniers volumes de la Collection Haldimand
36. Brymner, Rapport sur les archives canadiennes pour li XXIV. — Paillon, Vie de Mme d'Yoïiville, p. 358.