‹ L'église du Canada après la conquête (volume 3)Chapitre 191 sur 209 · Voir mon vol. précédent, p · texte numérisé non relu

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que nous connaissons déjà, et qui fit un long et heureux règne dans cette paroisse, où il mourut en 1809 avec le titre de vicaire général.

Saint-Hyacinthe n'existait comme paroisse que depuis quelques années. Après M. Noiseux, qui desservit cette future ville épiscopale de 1777 à 1783, elle avait maintenant pour curé M. Durouvray, qui avait été vicaire de M^"^ Desglis avant d'être nommé à cette paroisse, où il mourut en 1796.

Il y avait deux frères Martel, tous deux natifs de Montréal : l'aîné, Joseph, était curé de Saint-Charles de Chambly; > l'autre, Pierre- René-Ambroise, desservait Sorel et l'île Dupas: nous le retrouverons tout-à-l'heure. Pour le moment il s'agit du frère aîné, qui était curé de Saint-Charles de Chambly depuis 1782. Il avait dans sa paroisse 700 communiants, et recevait 800 minots de dîme. Cette paroisse avait un curé résidant depuis 1740.

M^^ Hubert était à Saint-Charles lorsque lui arriva inopinément la nouvelle de la mort du vénérable Evêque de Québec, M^'' Desglis, dont il devenait ipso facto le successeur- Il se hâta donc de tout quitter et de se rendie à Québec, pour prendre possession, suivant le droit, du siège épiscopal, pourvoir à l'administration du diocèse pendant son absence, afin de pouvoir continuer et mener à bonne fin sa visite, pourvoir également à sa propre succession par la nomination immédiate d'un Coadjuteur ciim futiira successione : tout cela fera l'objet d'un prochain chapitre. Puis il remonta à Montréal et se rendit au Séminaire, où il se tint prêt à repartir pour sa visite épiscopale le jour fixé par son itinéraire.

Elle recommença au temps dit, le 27 juin, à Saint- Jacques du Ruisseau Vacher, pour se continuer sans interruption jusqu'aux Trois-Rivières, où elle se terminait le 4 août.

Saint-Jacques du Ruisseau Vacher, appelé aujourd'hui

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Saint-Jacques de l'Achigan, était une paroisse d'origine récente. Voici ce qu'écrit à ce sujet un de nos chroniqueurs :

« Lors de l'expatriation des Acadiens, un grand nombre de ceux qui avaient été débarqués à Boston revinrent à Québec. Les Sulpiciens en établirent plusieurs dans la paroisse de Saint Pierre du Portage, l'Assomption. En 1770, M. Jacques Degeay, curé de Saint-Pierre du Portage, qui s'intéressait beaucoup au sort de ces pauvres expatriés, en dirigea une petite colonie d'environ vingt-cinq familles vers les belles plaines, alors toutes couvertes d'érables, qui avoisinaient sa paroisse. Les nouveaux colons se mirent sur le champ à travailler au défrichement des terres . . . M. Degeay, au commencement de 1772, put procurer à ses protégés un prêtre spécialement chargé de les desservir. Par une heureuse disposition de la Providence, ce fut un jeune prêtre acadien, M. Jean Bro.

«M. Bro choisit pour chapelle la maison d'un citoyen, du nom de Charles Forêt. Les colons acadiens, qui devaient tant au curé de Saint-Pierre-du-Portage, se donnèrent la consolation de mettre leur chapelle et leur nouvelle paroisse sous le vocable de saint Jacques, patron de leur dévoué fondateur, M. Jacques Degeay ^ »

C'était encore M. Bro qui desservait Saint-Jacques du Ruisseau Vacher lorsque M^"" Hubert fit la visite de cette jeune paroisse les 27 et 28 juin. Le curé de l'Assomption, dont le revenu était considérable, 16 à 1700 minots de dîme, lui en donnait une part pour le faire vivre ^^ Une autre paroisse, détachée du territoire de l'Assomption, Saint-Roch de la Chute — aujourd'hui Saint-Roch de l'Achigan — se formait et allait avoir prochainement un curé

9. P. G. Roy, Les noms géographiques de la Province de Québec, p. 386.

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