‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 109 sur 220 · Recherches historiques, vol. XVI, p · texte numérisé non relu

Recherches historiques, vol. XVI, p

7. Reg. du Chapitre, assemblée du 17 juillet 1766. — Recherches historiques, vol. XVI, p. 35.

cardinal Préfet, pour les consolantes nouvelles que vous m'avez données au sujet du nouvel évêque de Québec, et de la liberté que lui a promise le gouvernement anglais dans l'exercice de son ministère. Je ne doute pas que, s'il se conduit avec sagesse, il pourra faire tout le bien qu'il voudra, sans aucun empêchement, comme c'est le cas pour les catholiques de Mahon 8. "

L'abbé de l'Ile-Dieu lui ayant ensuite appris l'heureuse arrivée de Mgr Briand dans son diocèse :

" Bien consolantes, lui répond le cardinal Castelli, ont été pour le Saint-Père et pour nous tous les nouvelles que vous nous avez données du gracieux accueil fait au nouvel évêque de Québec, non seulement par les catholiques de son diocèse, mais encore par les Anglais et par le gouverneur 9.

" D'après de si beaux commencements, il y a lieu d'espérer que les choses iront bien aussi dans l'avenir. Il convient de rendre justice à cette nation, qui a le cœur généreux et suit volontiers les suggestions de la raison et de la bienséance. Nous en avons la preuve à Minorque, où les choses de notre religion vont très paisiblement, et où l'Eglise jouit d'une pleine liberté dans l'exercice de sa juridiction, beaucoup mieux qu'en beaucoup d'autres pays, catholiques. Il conviendra bien que là les ecclésiastiques et l'Evêque fassent preuve d'un très grand jugement en n'excitant point la jalousie du gouvernement, oubliant sincèrement sur ce point qu'ils sont Français 10. . . "

Nous ne croyons mieux terminer ce chapitre qu'en laissant M8r Briand lui-même raconter son retour au Canada à

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