‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 115 sur 220 · Lettre du 23 nov · texte numérisé non relu

Lettre du 23 nov

pas de son côté. Ceux qui ont lu notre précédent volume se rappellent les misères sans nombre que le Chapitre n'avait cessé de lui créer dans l'exercice de son ministère pastoral : on le reléguait autant que possible dans sa chapelle de la Sainte-Famille, on lui faisait mille difficultés pour l'usage des ornements, pour les heures des offices ; on affectait de ne l'appeler que " curé de la Sainte-Famille de Québec " ; on lui avait même fait un procès au Conseil Supérieur pour lui enlever complètement son titre de curé, et tout dernièrement encore on l'appelait tout simplement " desservant la paroisse de Québec 14 " ; enfin, il avait eu continuellement à souffrir, de la part du Chapitre, une foule de choses désagréables. Voilà pour lui personnellement. Et pour ses marguilliers, pour ses paroissiens, ne se rappelle-t-on pas les exigences presque invraisemblables qu'avaient émises les chanoines, et contre le Séminaire, et contre la Fabrique, dans leur fameux Procès au sujet de la Cure de Québec? N'allaient-ils pas jusqu'à réclamer du Séminaire cinquante mille livres pour les prétendues " usurpations " du passé, et pour l'avenir la propriété de l'église, de la fabrique et de tous ses biens : " L'église cathédrale de Québec sera rendue au Chapitre avec tous ses droits, sacristie, fabrique et les biens en dépendants 15. . . ? N'y avait-il pas là de quoi éveiller les craintes, les susceptibilités des Fabriciens et du Curé ?

Tout dernièrement encore, le Chapitre avait fait preuve die mauvaise volonté à l'égard des marguilliers de Notre- Dame. Dans une assemblée de fabrique tenue au séminaire, on avait autorisé le marguillier en charge, M. Robin, à faire la recherche et l'inventaire des ornements de l'église. Il apprend qu'ils sont rendus aux Ursulines des Trois-Rivières.

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