Faillon, Vie de la Sœur Bourgeois, t. II, p
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A Saint-Pierre, M. Desglis, le futur évêque, qui dessert cette paroisse depuis 1734, et y restera, même évêque, jusqu'à sa mort en 1788. A Saint-Jean, M. Mennard; à Saint- Laurent, M. Martel, qui, après être entré dans la Compagnie de Jésus, en est sorti, et remplace maintenant son frère, qui était curé de Saint-Laurent lors de la Conquête.
Voilà tout une suite de curés que Msr Briand est heureux de visiter chez eux, et à qui il n'a que des compliments à faire sur leur ministère. En parcourant la correspondance de l'Evêque, nous ne trouvons aucune lettre adressée à ces prêtres, évidemment parce qu'il n'avait aucun reproche à leur faire.
Le curé de Sainte-Anne du Petit-Cap dessert aussi la paroisse de Saint-Ferréol, que Msr Briand n'a pu visiter. De retour à Québec, le pieux Prélat, pour montrer aux paroissiens de cet endroit qu'il ne les a pas oubliés, leur envoie " un ornement blanc à croix rouge, complet, avec six purificatoires ", destinés à la sacristie de leur chapelle 9.
La disette de prêtres mettait souvent l'Evêque dans de grands embarras. Ordinairement, il n'avait pas d'autre ressource que de faire desservir par les curés voisins une paroisse accoutumée depuis longtemps à avoir son curé résidant; et alors des murmures, et quelquefois des révoltes. A Saint-Laurent, île d'Orléans, le curé Martel étant obligé de se retirer faute de santé, Msr Briand, en attendant mieux, ne voit pas d'autre alternative que de confier sa paroisse aux curés de Saint-Pierre et de Saint- Jean. Les paroissiens de Saint-Laurent jettent les hauts cris, et l'Evêque écrit aux curés Desglis et Mennard pour se plaindre de la mauvaise volonté de ces habitants :
" Dites-leur que leur esprit indocile, dur et entêté, nous a