‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 130 sur 220 · Lettre du 27 sept. 1768, Reg. III des lettres, p · texte numérisé non relu

Lettre du 27 sept. 1768, Reg. III des lettres, p

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depuis le curé Dufrost, de la Pointe-de-Lévi, jusqu'au curé Truteau, de Kamouraska, et la plupart des paroisses de cette côte. A Saint-Thomas ou Pointe-à-Lacaille, au Cap Saint- Ignace, et ailleurs, Mgr Briand profita sans doute de son passage pour exhorter les paroissiens à s'unir et à travailler avec courage à la construction de leur église.

Mais outre les questions importantes, que de sujets plus ou moins curieux attirent son attention et requièrent ses avis, dans le cours de ses visites. Ici, c'est un seigneur qui demande que le pain bénit, le dimanche, lui soit servi " sur un plat et sous une serviette ll ". Le Prélat cherche à lui persuader qu'il est trop juste et trop instruit pour exiger pareille distinction, d'autant plus qu'en l'exigeant il s'expose à perdre ses autres droits, d'après l'ordonnance. Mais réussitil à le convaincre?

Ailleurs, c'est un personnage qui se plaint qu'on ne lui a pas donné la première place, dans une circonstance solennelle : " Cherchons avant tout, lui répond le Prélat, à avoir une bonne place dans le cœur de Jésus. On la mérite par l'humilité et la simplicité chrétienne, par l'esprit de paix et de concorde 12. "

Ailleurs encore, ce sont des marguilliers qui ne veulent pas engager de bedeau, et voudraient, par économie, faire faire l'ouvrage par le curé : " Il faut un bedeau, leur écrit l'Evêque. Quand j'envoie un prêtre pour desservir une cure, je ne l'envoie pas comme domestique, mais comme mon vicaire pour desservir la paroisse en mon nom. Ignorez-vous, ajoute-t-il, que le curé est le premier marguillier 13? "

Dans une autre paroisse, il s'agit de chantres, qui n'ont jamais été payés, et qui désonnais voudraient l'être. Le curé,

il. Il s'agit ici du seigneur Deschenaux (Lettre de Mgr Briand à M. Lagroix, curé de Saint-Michel, 25 nov. 1768).

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