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Lettre aux marguilliers de Sainte-Foy

qui est Français, consulte l'Evêque : " Les Fabriques, comme vous savez, lui répond le Prélat, par toute la France, paient les chantres. Les églises ne sont pas assez riches, ici, pour supporter ces frais, et il est bon de ne pas introduire cette coutume. "

En général, M^ Briand est opposé aux jubés :

" Je n'aime pas les jubés, écrit-il aux marguilliers d'une paroisse. C'est le réceptacle de tous les libertins et de tous les indévots, ou, pour mieux dire, des impies. Opposez-vous y tant que vous pourrez. Votre église était déjà assez grande: allongée de dix pieds, elle doit contenir tout le monde, et au delà. J'écris à mon grand vicaire qu'il l'arrête, si c'est possible. Je suis bien dans la résolution de l'interdire, à ma visite 14. "

Du reste, il insiste toujours pour qu'on ménage autant que possible les haibtants :

"Il ne faut rien précipiter, dit-il, il vaut mieux s'y prendre de longue main, afin de se préparer doucement, et ne point trop fatiguer les habitants. On amasse les matériaux, on se pourvoie de pierre, on tâche d'avoir quelques avances en argent pour les ouvriers. Avec cela, on peut commencer, dans une année, par jeter les fondations; dans l'autre, on peut monter à un certain point la maçonnerie, qui n'est encore que meilleure lorsqu'elle n'est pas précipitée. Dans la dernière, vous l'achèverez, et y mettrez la première couverture. De cette façon on fait de bonne besogne, et on ne force point les paroissiens 15. "

A part les paroissiens, il faut qu'il s'occupe aussi des curés. Il y en a à qui il peut avoir des remarques à faire, dans ses visites. Voici, par exemple, le curé Maisonbasse, de Saint- Thomas, qui passe pour faire des chansons. S'il ne faisait

14. Lettre à M. de Tonnancour, aux Trois-Rivières, 27 déc. 1773.

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