‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 139 sur 220 · Lettre du 26 déc. 1770, Reg. IV, p · texte numérisé non relu

Lettre du 26 déc. 1770, Reg. IV, p

combien il y avait à cette époque, heureusement lointaine, dans beaucoup de paroisses, de ces affaires de concubinages publics, d'excommunications ou menaces d'excommunication. Mgr Briand n'exagérait rien lorsqu'il disait que les troubles de la guerre et la misère des temps " avaient beaucoup dérangé les mœurs des Français " dans la colonie.

De Saint-Jean Deschaillons, le Prélat traversa à Sainte- Anne, desservie ainsi que les Grondines par le curé Guay. Puis il se rend à Deschambault, où est le vieux Père Ménage, que nous connaissons déjà, et qu'il appelle quelque part dans sa correspondance " mon cher papa ". Vient ensuite le Cap- Santé, paroisse immense à cette époque, comprenant une étendue de territoire où l'on compte aujourd'hui quatre ou cinq paroisses : ce qui explique les grandes dimensions de la magnifique église que l'on y a bâtie, et qui existe encore. Commencée en 1753, la construction de cette église se continua à diverses reprises jusqu'en 1779. On y travaillait encore à chacune des visites pastorales de M^ Briand. La paroisse était desservie par M. Filion, un curé exemplaire, qui, arrivé là en 1752, y resta jusqu'à sa mort en 1795 13. Il était très estimé de, Mgr Briand, qui dans sa correspondance lui témoigne beaucoup d'attachement.

Du Cap-Santé à Charlesbourg, voici les paroisses que Msr Briand avait encore à visiter, avec le nom des curés qui les desservaient : les Ecureuils et la Pointe-aux-Trembles, desservis par M. de Lotbinière; Saint- Augustin, ayant pour curé M. Bériau; Sainte-Foy, M. Borel; l'Ancienne Lorette, M. Tinon-Desroches, ci-devant curé de Saint-Nicolas ; Charlesbourg, M. Morisseau. Les Sauvages de Lorette étaient desservis par le Père Jésuite Giraut de Villeneuve.

A Saint-Augustin, on parla à l'évêque de la construction

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