Hist. de la Seigneurie de Lauzon, t. III, p
35. N'oublions pas que Murray, Gage et Burton n'étaient que les lieutenants d' Amherst.
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leurs coutumes et leur pays, ou des réflexions peu charitables et peu chrétiennes sur la religion qu'ils professent 36..."
Quel dommage qu'il ne 'fût pas possible de profiter de ces bonnes dispositions de la Cour pour régler de suite la grande question de la succession de l'épiscopat de notre Eglise ! Mais on ne pouvait évidemment rien faire avant le Traité de paix, qui déciderait définitivement si le Canada resterait à l'Angleterre ou retournerait à la France. En attendant, le Vicaire Capitulaire ne manqua pas d'inviter le clergé et les fidèles à prier pour obtenir un digne Pasteur. Ecrivant aux curés du diocèse au commencement de 1761 :
" Je profite de l'occasion, disait-il, pour vous rappeler l'obligation que nous avons de prier Notre-Seigneur qu'il veuille bien donner à l'Eglise du Canada un Pasteur selon son cœur, qui la console de toutes les afflictions dont elle est accablée depuis quelques années. Je vous prie d'en instruire vos paroissiens. Vous pourriez réciter à cette intention un Pater et un Ave Maria ou au prône ou après la messe des dimanches et fêtes. J'ai formé pour vous, au renouvellement de l'année, les vœux les plus sincères et les plus étendus 37. . . "
Oui, elle était bien affligée, notre Eglise de Québec, au lendemain de la Conquête ! Rappelons-nous la description qu'en faisait M6* de Pontbriand 38. Les Anglais, décidés à s'emparer du pays, coûte que coûte, n'avaient reculé devant aucune destruction. Que de ruines amoncelées sur les deux rives du fleuve! que d'églises incendiées, détruites de fond en comble, à commencer par la Cathédrale! que de curés sans presbytères ! que de fidèles réduits à la dernière misère,
36. Lettre de Lord Egremont à Amherst, 12 déc. 1761, citée dans le Règne Militaire, p. 262.
37. Mand. des Ev. de Q., t. II, P- 150, circulaire du 1er janvier 1761.