Faillon, Vie de la Sœur Bourgeois, t. II, p
ver leur maison de ses ruines. Partout il était aisé de reconnaître l'influence bienfaisante des Sulpiciens, qui, comme toujours, faisaient le bien sans ostentation, mais efficacement.
Ce fut une véritable providence que la conservation de l'Hôtel-Dieu dans les deux incendies de 1765 et 1768: les Sœurs Grises et les Sœurs de la Congrégation y trouvèrent successivement un asile précieux. L'Hôtel-Dieu, du reste, ne faisait que rendre aux Sœurs de la Congrégation le service charitable qu'il en avait reçu en 1695, alors qu'il avait été éprouvé, lui aussi, par un terrible incendie.
Fait remarquable dans les annales des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, c'est à l' Hôtel-Dieu même qu'eut lieu la visite canonique de leur communauté. Celle des Hospitalières dura trois jours, du 19 au 21 juin. L/Evêque alla le lendemain chez les Sœurs Grises de Mme d'Youville; puis il revint à l'Hôtel-Dieu pour la visite de la Congrégation, qui dura du 23 au 25 juin.
En quittant Montréal le 27 juin pour aller à Boucherville, Mgr Briand ne s'en éloignait pas d'une manière définitive : il devait -y revenir deux fois: une première fois le 13 juillet, après avoir visité Verchères, Contrecœur, Varennes, Longueil, Laprairie, Saint-Philippe, Saint-Pierre, le Saut-Saint- Louis, Chateauguay et l'île Perrot, Soulanges et Ouinchien, le Lac des Deux-Montagnes, la Pointe-Claire, Lachine; et une deuxième fois le 26 juillet, après avoir visité Saint- Laurent, Sainte - Geneviève, le Saut - au - Récollet, Saint- Vincent de Paul, Saint-François de Sales, Sainte-Rose, la Rivière-du-Chêne, Terrebonne, Mascouche, LaChenaie et l'Assomption 4. Quel immense parcours ! et cela dans les plus grandes chaleurs de l'été! Aussi resta-t-il à Montréal du 26 au 28 juillet pour se reposer, et il n'en repartit que le 29