‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 166 sur 220 · Lettre du 10 mars · texte numérisé non relu

Lettre du 10 mars

subsistance et leur entretien, ou qu'ils avaient acquis d'une manière quelconque pour les fins de leur Institut? Et après leur suppression, ces biens n'appartenaient-ils pas à l'Eglise, et n'est-ce pas à elle qu'ils devaient être attribués?

C'est le suprême honneur de Carleton de l'avoir compris, et, comme le dit Msr Briand, " de s'être efforcé de conserver ces Biens pour l'utilité de l'Eglise du Canada ". S'il ne réussit pas complètement, si déjà le gouvernement s'était emparé d'une partie du Collège pour des fins militaires et avait aliéné une partie des Biens des Jésuites, une autre partie, encore assez notable, fut réservée, et si de nos jours le gouvernement de Québec a pu rendre ces Biens, ou leur équivalent, à leurs légitimes possesseurs, n'est-ce pas grâce à la vigilance de ceux — nommons spécialement Carleton et Msr Briand — oui travaillèrent et réussirent à faire reconnaître leur caractère de Biens ecclésiastiques?

" Je ne compte pas que votre Société soit dissoute en Canada, écrivait un jour Msr Briand au P. de Glapion. Je serais surpris si cela arrivait, ni que vos Biens soient donnés à M. Amherst. J'ai écrit fortement au Roi, par M. Carleton, sur cette affaire. Si le gouvernement ne veut pas que vous soyez perpétués, vos Biens sont ecclésiastiques, et seront conservés, je l'espère, pour l'utilité de l'Eglise du Canada 16. . . "

Et voici la belle lettre qu'il écrivait en même temps au gouverneur Carleton, alors à Londres :

" Votre Excellence me marque tant de bonté, vous m'avez toujours donné une si grande liberté de vous faire des représentations et de. vous communiquer mes idées, que je veux mettre devant vos yeux avec confiance la peine que j'ai ressentie, lorsque j'ai appris la destination que notre Très- Gracieux Souverain était dans le dessein de faire des Biens des Jésuites. J'en avais demandé la conservation pour le

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