‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 19 sur 220 · Ibid, p. 153, circulaire du 18 janvier · texte numérisé non relu

Ibid, p. 153, circulaire du 18 janvier

à sa place, se trouve dans l'embarras, et s'adresse au gouverneur :

" Celui qui a l'honneur de vous présenter ma lettre, dit-il, vous demande de ma part votre agrément et votre protection pour se mettre en possession de la paroisse à laquelle je l'ai nommé. . . Je vous prie de favoriser les ordres que je donne à M. X. de sortir non seulement du presbytère de. . ., mais même de la paroisse, et à M. Y. de se transporter au plus tôt à son bénéfice, et de céder le presbytère de. . . à M. Z. . . "

Le gouverneur se fait aussitôt un devoir de donner satisfaction à M. Briand; et celui-ci de lui répondre:

" Recevez, je vous prie, mes très humbles et sincères remerciements pour la protection que vous donnez à l'autorité ecclésiastique. . . Continuez à l'Eglise votre protection, ajoute-t-il. J'oserais presque vous dire que vous y êtes obligé, comme elle l'est de vous honorer. Non enim sine causa gladhim portât, nous dit saint Paul 8, en parlant de la puissance séculière, laquelle doit se prêter au soutien de la religion, comme la puissance ecclésiastique à faire rendre aux peuples le respect et l'obéissance qu'ils doivent aux Princes et aux Supérieurs 7. "

Croirait-on que c'est à un gouverneur protestant que M. Briand se permet ce langage si ferme, si fier, si conforme aux principes de l'Eglise catholique?

Sous le régime français, le gouvernement tenait aux prières publiques de l'Eglise : le gouvernement actuel n'y tient pas moins : ce sont des Te Deum à tous les principaux événements qui intéressent le Royaume; c'est la mention du Souverain au Prône des curés; c'est la mention même des membres de la famille royale, que la Cour sollicite des grands vicaires du Canada.

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