‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 206 sur 220 · On voit qu'il n'y en avait qu'un : Fleury Mesplet · texte numérisé non relu

On voit qu'il n'y en avait qu'un : Fleury Mesplet

u. Lettre du 15 oct. 1777.

tion généreuse de ma part. J'ai toujours évité de m'expliquer, et me suis contenté de lui dire que je verrais de réarranger avec M. Gravé.

" Je vous avoue, monseigneur, que si je contribue à cet établissement, ce ne serait qu'à contrecœur et par un pur motif de politique chrétienne. Je suis intimement persuadé que dans tous les établissements d'Imprimerie et de Bibliothèque publiques, quoiqu'ils aient en eux-mêmes quelque chose de bon, il y a toujours plus de mauvais que de bon, et qu'ils font plus de mal que de bien, même dans les lieux où il y a une certaine police pour la conservation de la foi et des bonnes mœurs. J'espère, monseigneur, que Votre Grandeur voudra bien avoir la bonté de me donner sur cela un conseil prudent et salutaire 12. . . "

Avant de quitter Montréal. Msr Briand fit la visite canonique de ses trois communautés religieuses. Il écrivit aux Sœurs de l'Hôtel-Dieu :

" Je ferai la visite de votre communauté le 10 mars. Le soin des âmes religieuses nous a toujours paru un devoir essentiel pour un évêque, et le plus digne objet de son attention et de sa bienveillance. "

La communauté des Sœurs de la Congrégation de Notre- Dame reçut sa visite dans le mois d'avril. Il y régnait un certain malaise depuis assez longtemps par suite de certains changements aux règles primitives qu'y avaient faits, avec la meilleure intention du monde, sans doute, les évêques précédents, Dosquet et de Pontbriand : ils mettaient une distinction entre les Sœurs chargées de l'enseignement et celles qui

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