Lettre du 25 avril
étaient occupées au service du ménage : ce qui était contraire aux vues de la vénérable Sœur Bourgeois, qui avait eu à cœur de rendre toutes les Sœurs égales entre elles :
"Ce changement, écrit M. Faillon, en divisant les Sœurs en deux classes, devait nuire à l'union des cœurs, qui avait régné jusqu'alors dans la communauté 13. "
Après avoir terminé sa visite, Mgr Briand écrivit aux Sœurs pour les encourager dans l'œuvre si bienfaisante de leur institut:
" Votre Compagnie, dit-il, est très utile à la gloire de Dieu et au salut des peuples de notre diocèse. . . Continuez d'être la bonne odeur de Jésus-Christ par vos vertus, et d'être des apôtres de ce même Jésus par votre zèle à le faire connaître, à enseigner sa religion, et à le faire aimer 14. . . "
Mais quant au changement des règles, il ne voulut rien faire avant d'avoir bien examiné la question, quoique, disaitil plus tard, " j'aie toujours penché vers le sentiment qui n'admettait qu'une sorte de Sœurs ". Ce ne fut donc qu'un an après sa visite que, de Québec, il adressa aux Sœurs de la Congrégation une magnifique lettre, dans laquelle il disait, entre autres choses :
" Nous nous sommes déterminé pour plusieurs bonnes raisons, mais surtout par la considération de la vertu de votre sainte Fondatrice, et de ceux qui l'ont dirigée dans cet établissement, qui nous convainc qu'elle n'a été conduite en tout que par l'Esprit de Dieu, dont les desseins ne changent point, à donner une nouvelle approbation à vos règles primitives, à les remettre dans toute leur force, annullant, à cet effet, les explications, interprétations, changements, dérogations, qui