RAPPORTS DE M. BRIAND AVEC LE CLERGÉ
avant d'être évêque (suite)
Une chose qui préoccupait beaucoup M. Briand, c'était la science qu'il fallait aux prêtres séculiers et aux religieux employés dans le ministère. Ecrivant un jour à l'un de ces religieux, qu'il avait nommé curé de Saint- Joseph de Beauce, à la place d'un autre, qu'il trouvait " paresseux et pesant 1 " :
"Je vous avertis, lui disait-il, de vous préparer à l'examen. Je veux me mettre en conscience sur votre science, afin de vous confier le soin des âmes sans reproche. Je vous attends après la Saint-Pierre : vous aurez eu le temps d'étudier 2. "
Il lui écrit encore l'année suivante :
" Vous êtes en faute d'avoir marié un Acadien sans certificat du curé de Sainte-Famille où il demeurait. Il est honteux d'ignorer les premières règles. Cela circule parmi les curés.
" Une autre faute, qui m'a indigné, et m'a donné du chagrin, c'est d'avoir été devant des séculiers pour un vil intérêt. J'eusse tâché de vous accommoder. C'est aux prêtres à accommoder les prêtres. Quel scandale! Peu de prêtres ont l'esprit de leur état 3. "
Il lui écrit encore quelques mois après :
i. Lettre du ier octobre 1761.