‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 78 sur 220 · POUR SA CONSÉCRATION · texte numérisé non relu

POUR SA CONSÉCRATION

IL était entendu que M. Briand n'avait la permission de passer en France que pour aller voir sa mère en Bretagne. Quant à se faire consacrer évêque, il n'avait que " l'agrément tacite du gouvernement 1 ", et pour cela il devait aller dans les Flandres autrichiennes 2. Telle était la décision quasi officielle de la Cour. Mais une fois en France, lui disaient tout bas ses amis, qui vous empêchera de vous rendre à Paris, si cela vous convient, et de vous y faire sacrer, pourvu que la chose se fasse avec la plus grande discrétion possible 3 ?

Le moyen le plus simple de se rendre en Bretagne, et de n'éveiller aucune susceptibilité désagréable, c'était tout simplement de s'embarquer sur un de ces vaisseaux marchands qui, de Londres ou de quelque autre port de mer anglais, faisaient le commerce maritime — un commerce très considérable — entre l'Angleterre et Saint-Malo. A Saint-Malo, il reverrait avec bonheur l'antique cathédrale 4, où célébrait tous les jours son vénérable ami, M^ de Pontbriand, avant de partir pour le Canada: jeune prêtre, il avait entendu la

i. Mand. des Ev. de Q., t. II, p. 253.

2 Recherches historiques, vol. XVII, p. 135.

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