Lettre de Mgr Desglis à M. Hussey, 20 oct
river à Halifax, et ME Desglis se hâta de lui écrire pour lui souhaiter la bienvenue. Il se félicite d’avoir un nouveau pasteur à donner à ses brebis acadiennes, « cette remarquable partie de mon troupeau », dit-il; et il ajoute: « Sous vos soins, elles vont faire de grands progrès dans la voie du bien. On ne tardera pas de faire de cette nouvelle Eglise le même éloge que saint Paul faisait de l'Eglise de Thessalonique. Sans mon grand âge et mes infirmités, ‘j'irais moi-même visiter cette Église; mais j'espère que mon Coadjuteur, une fois consacré, ne tardera pas à remplir cette fonction épiscopale
« En attendant, je vous exhorte et vous enjoins de vous rapprocher le plus que vous pourrez des usages de mon diocèse ?1, »
Quelle recommandation sage et importante! Les usages, la discipline d’un diocèse, c’est une chose sacrée, c’est la beauté des Eglises particulières; mais n'est-ce pas aussi ce qu’il est bien difficile de maintenir dans les lieux où il y a mélange de races?
Mais que va devenir M. Bourg, à qui l’'Evêque de Québec vient d’écrire de se rendre à Halifax pour y fixer sa résidence? Avec des missionnaires de cette trempe, qui ne se recherchent pas eux-mêmes, mais avant tout le bien de l'Eglise, il n’y a rien à craindre. M. Bourg restera le vicaire général de toute l’Acadie, maïs il partagera ses
- pouvoirs avec M. Jones, et le laissera, du reste, s'installer à Halifax, s’il le désire:
«Les évêques d'Irlande, et celui de Cork en particulier, lui écrit M# Desglis, paraissant disposés à fournir des missionnaires pour la Nouvelle-Ecosse, nous avons donné à
UP ER NE fus is 20. Mgr Hubert ne se rendit jamais qu’à la Baie des Chaleurs, et seu-
lement en 1705.