Le premier était le major Breton
14. C’est cependant sur le Bull Dog que M. Ciquart fit la traversée. On dirait que tout est à l'avenant, dans ce triste épisode, jusqu'aux noms des navires.
: APRÈS LA CONQUÊTE 197 transports sur lesquels doivent s’embarquer les troupes étrangères.
« Le dessein de M. Ciquart était probablement de s’enfuir aux Etats, en attendant le bon plaisir du Roi, comme l'avait proposé M. Montgolfer, et comme je l'avais demandé moi-même.
« J'ai raison, ajoute--il, de n'être pas du tout satisfait de la conduite de M. Montgolfer. J'ai fais faire des recherches dans la valise du prêtre fugitif: d'après son sermon qu'on y a trouvé, et quelques autres circonstances, j'incline à croire que le Séminaire de Montréal avait demandé cet envoi de prêtres, et que, nonobstant l'acte de donation ou de séparation de biens entre les deux maisons, celle de Paris et celle de Montréal, il existe entre elles une union plus intime qu’on ne pense.
« Les citoyens de Montréal, dans leur pétition, m'ont exprimé leur intention de s'adresser à sa Majesté pour qu’'Elle leur permette d’avoir des prêtres de France. J'ai été très explicite dans ma manière de voir à ce sujet.
« C’est mon indispensable devoir de vous représenter, pour l'information de Sa Majesté, le très grand danger qu’il y aurait pour son service, à laisser subsister l’influence française dans le clergé de ce pays. Si la Grande-Bretagne espère garder cette Province, il faut beaucoup de vigilance et de fermeté de la part du gouvernement pour se prémunir non seulement contre les partisans de la France, mais encore contre les émissaires qu'ont les Américains parmi les Anglais établis dans ce pays 1».
Mézières et Adhémar, en présentant à Haldimand l'adresse des citoyens de Montréal qui insistaient pour garder chez eux les deux Sulpiciens, n'avaient pas manqué de lui dire qu’on allait envoyer une députation en Angleterre