‹ L'eglise du CanadaChapitre 130 sur 197 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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6. Archiv. de l’Ev. de Q., Reg. III des lettres, p. 537, lettre du 6 juin

avec lui, parce ce qu’il aura peut-être bientôt besoin luimême de son concours, lorsqu'il donnera sa démission, et qu’il faudra s'occuper de trouver un coadjuteur à son successeur: et en effet, malgré ses préventions contre le clergé, Haldimand c:userve de l’estime et du respect pour ME Briand; il fait son éloge à plusieurs reprises dans ses lettres à la Cour; et le Prélat de l’ignore pas: écrivant un jour à M. de Villars, à Paris:

«Le Gouverneur, dit-il, semble m’estimer, et même m'aimer 1. »

L'occasion où il lui fut le plus pénible de garder la réserve qu'il s'était imposée, ce fut lorsqu'on vint le prier de signer l’adresse que MM. Adhémar et Delisle s’en allaient porter en Angleterre: nous avons vu qu’il crut devoir s’abstenir, par prudence, et aussi, comme il le dit lui-même, à cause de l’effervescence où étaient alors les esprits contre la politique du Gouverneur. Mais son cœur en fut vraiment chagrin, car il savait la peine qu’il allait causer à son clergé et à beaucoup de ses meilleurs diocésains. Il se hâta de réparer aussitôt qu’il le put ce qu’il regardait presque comme une faute. Citons ici la belle lettre qu’il adressa lui-même à Londres à M. Adhémar: elle est du 5 novembre 1784: Haldimand était à la veille de quitter le pays; et nos députés auraient peut-être la chance de la lui montrer là-bas, pour lui faire voir l'estime et la confiance qu’il avait en eux:

« Monsieur, j'ai donné ordre à M. de Villars de vous faire compter douze cents livres tournois ; peut-être les avez-vous déjà reçues. C’est un faible témoignage du contentement que m'a causé la conduite sage et prudente que vous avez tenue dans la députation à laquelle votre mérite vous a fait nommer par vos concitoyens.

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