Archiv. de l’'Ev. de Q., Reg. D.-E, p. 8 ro
au Séminaire : ils accourent en effet le premier décembre, et ajoutent dans l'acte le mot br/annigue à Sa Majesté, «les dits Seigneurs Evêques ne reconnaissant pour leur Roi et Souverain du Canada que Sa Très Gracieuse Majesté Britannique 5, »
Voilà donc M# Desglis évêque en titre de Québec, après avoir été douze ans évêque de Dorylée #7 partibus infide- Zium. Ta première chose qui s'impose à lui, c’est la nomination d'un coadjuteur qui puisse lui succéder en cas de mort. Il y procède dès le lendemain, dans les appartements mêmes de l’ancien Evêque. Voici en quels termes: « En vertu de la permission accordée à notre Siège par la Bulle de Notre-Saint-Père le Pape Clément XIII en date du 9 avril 1766, nommons par ces présentes Jean-François Hubert, prêtre, natif de Québec, âgé d'environ quarantecinq ans, et maintenant curé et missionnaire des sauvages Hurons de la paroisse de l’Assomption près le Détroit, pour notre coadjuteur et successeur dans le Siège de Québec. »
Rien de plus touchant que l’approbation universelle qui accueillit cette nomination, aussitôt qu’elle fut connue du public : de la part de l’ancien Evêque, d’abord :
«Nous, Jean-Olivier Briand, ancien Evêque de Québec, reconnaissons dans la personne du sieur Jean-François Hubert, vicaire général du diocèse, une foi saine et parfaitement catholique, la gravité des mœurs, la science et la piété requises pour être promu à l’épiscopat. Nous le connaissons d'autant mieux qu’il a été notre premier secrétaire pendant douze ans, même dans les affaires les plus secrètes, qu’il nous a accompagné dans les visites de notre diocèse, où il a acquis l’expérience nécessaire pour le conduire; qu’il a professé sous nos yeux la Philosophie et la Théologie pen-