Mand. des Es. de Q., t. II, p
«mis hors de service par ses infirmités, » après trente ans de ministère dans cette paroïsse.
Devenu évêque de Québec, M Desglis conserva-t-il la pension que le curé de Varennes lui payait quand il n’était que simple coadjuteur? Nous sommes porté à le croire, quoique nous n’ayons rien trouvé de précis à ce sujet. Ses besoins, au lieu de diminuer, augmentaient, précisément parce qu'il ne touchait qu’une partie des revenus qui arrivaient chaque année de France à l'Evêque de Québec. Ces revenus consistaient en seize cents francs sur l’'Hôtelde-Ville de Paris, deux mille francs accordés personnellement à M£' Briand par l’Evêque d'Orléans, et trois mille francs sur le Clergé de France. Ces trois mille francs avaient été accordés, à la dematide de Canadiens influents émigrés en France après la Conquête # Quelle belle pensée de leur part! Quelle précieuse marque d’attachement à, leur cher Canada, qu’ils n'avaient quitté qu’à regret, quoi qu'on en dise! M# Desglis écrivit à Paris pour savoir si ce dernier item ne devait pas lui réveñir à lui-même comme évêque de Québec, et il lui fut répondu qu’il était donné à M£ Briand personnellement : 3
« Alors, écrivit-il à M. Lavallée, procureur de l’Evêque À Paris, puisque les trois mille francs sur le Clergé de France appartiennent à M. Briand, il est clair que je ne puis plus compter que sur les seize cents francs des aides et gabelles...»