Wie de Mgr de Laval, t. I], p
désobéissant à votre premier supérieur. Vous me causez de la peine sans bonne raison. Mais prenez garde à celle que vous allez vous causer par votre opiniâtre désobéissance, Vous devez savoir ce que mérite un prêtre qui désobéit à son évêque. Vous l’éprouverez, ainsi que M. Gravé, si sous peu vous ne me paraissez plus dociles à mes ordres et à mes prières l2..,»
Le vieil Evêque n'était pas seulement mécontent de M. Gravé, mais de tous ceux qui sympathisaient avec lui. Il savait, par exemple, que le Coadjuteur ne se gênait pas de critiquer son Evêque et de dire qu’il était tombé en enfance : il savait qu’il était en correspondance assidue avec M. Gravé, qu’il l’approuvait, qu’il l’encourageait; et à lui, PEvêque de Québec, il n'avait pas même daigné écrire une seule fois pour lui rendre compte de la visite pastorale qu’il avait faite en son nom et à sa place! Que faisait.il d’ailleurs à Montréal, où il avait passé tout l'hiver, laissant le fardeau des ordinations à ME Briand? Etait-il coadjuteur pour se croiser les bras, sans s'occuper de venir l’aider en aucune façon? Il se décide donc à lui écrire à Montréal une terrible lettre de reproches, peut-être de menaces... Nous n’en savons rien; nous n’en connaissons l'existence que par ce qui s’en suivit. Se voyant acculé au pied du mur, et dans une affreuse impasse, le Coadjuteur ne voit d’autre “issue que de recourir à M Briand. Il était un peu tard: on était rendu au 28 avril, et la visite pastorale était annoncée pour commencer le 10 mai à Longueuil: que n’avait-il écrit plus tôt? Mf l'Ancien n'était-il pas, comme autrefois M# de Laval, l’Ange de ia Paix 4, désigné et conservé par la Providence dans l’Église de Québec pour