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Lettre du 9 oct

d’alléceance, et les remit en possession de leurs maisons er de leurs terres *7, — Les capitulations et les traités, répliquait M. Montgolfer, n’engagent-ils que la génération de l’époque où ils furent signés? Quand il serait vrai que nous n’aurions pas formellement prêté serment d’allégeance au Roi de la Grande-Bretagne, nous lui devons fidélité. Ceux qui prennent les armes contre l'Angleterre se mettent « hors des voies du salut, » et se rendent « indignes des sacrements et de la sépulture ecclésiastique. »

Au dire d’un chroniqueur de l’époque, il y en avait même qui, pour tromper les Canadiens et les détourner du service du Roi, interprétaient curieusement le serment d’allégeance: « Vous avez prêté serment, disaient-ils, lors de la Conquête du Cauada, de ne pas prendre les armes contre les Anglais. Les Américains sont des Anglais comme ceux de Londres : même origine, même langue. Le meilleur parti que vous avez à prendre, c’est donc de rester neutres 78, »

Ce sont tous ces gens-là que ME Briand traitait de « casuistes ignorants,» et dont il disait avec raison qu’ils n'avaient d’autre moyen de rester dans la voie droite que d'écouter leurs curés.

Aux Trois-Rivières comme à Montréal, le grand vicaire Saint-Onge est en parfaite communion d'idées, de principes et de conduite avec son évêque. Il exhorte les citoyens à rester fidèles au Roi, et à repousser toutes les suggestions annexionnistes. On le prie d’ordonner des prières publiques; et immédiatement les reliques de saint Clément et de saint Modeste qui reposent dans l’église paroissiale sont descendues de leur châsse et portées en procession de la paroisse chez les Récollets et aux Ursu-

27. Lettre de Jeffrey Amherst au Lieut.-Général Hamilton, à Québec, datée du camp de Montréal, 9 sept. 1760. (Bibliothèque du Parlement d'Ottawa).

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