Invasion du Canada, p
lines, comme la chose s’est déjà faite dans les circonstances graves, afin d’implorer la miséricorde de Dieu sur le Canada pour qu’il ne tombe pas au pouvoir des révoltés américains *.
L'union fait la force. Que ne poutra pas M Briand avec un clergé si uni, si zélé, si dévoué, si attaché aux principes d’ordre et d’autorité qui sont la base de toute société civile et religieuse ?
Ab, s’il y avait eu sur les côtes de l’Atlantique une organisation religieuse comme celle de Québec, qui pourrait dire ce qui serait advenu du drapeau de l’Indépendance ? Mais là-bas, nulle Eglise, nul Chef, nulle autorité religieuse : pour en revenir au mot de ME Briand: «des sujets révoltés contre leur légitime souverain: » la confusion et la division partout: on semble ne plus tenir compte des principes. En voulons-nous un exemple? Les Jésuites ou plutôt les ex-jésuites ® de Baltimore et de Philadelphie se plaignent d’être à peine tolérés dans l'exercice du saint miuistère; et dans la crainte de perdre le peu de tolérance qui leur est laissé, ils détournent M# Briand d’aller confirmer leurs néophytes, malgré le désir qu’en avait exprimé le Saint-Siège: eh bien, l’un deux, John Carroll, ne craint pas de venir au Canada, au printemps de 1776, dans le but de convertir le clergé canadien aux idées américaines ! Il accompagne les trois délégués du Congrès, Charles Carroll, son frère, Benjamin Franklin et Samuel Chase, qui sont envoyés ici pour endoctriner les habitants et les rallier à la cause de l'Indépendance: singulière manière de comprendre ce qu’enseigne la morale par rapport à l’obéissance due à l'autorité légitime des Princes !
Mais n’anticipons pas sur les événements.