‹ L'eglise du CanadaChapitre 25 sur 197 · Voir la note 36 du chap. I · texte numérisé non relu

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raisons, fausses, à la vérité, mais malicieusement inventées pour donner une couleur favorable à une vraie désobéissance, qu’il n’est pas possible de qualifier ni de justifier, qu’en renversant tous les principes de la loi naturelle, de la loi évangélique, et de l’obligation du serment. Vous ne sauriez administrer aucun sacrement à ceux qui pensent: de la sorte, sans trahir votre ministère et vous rendre respousable de tous les sacrilèges que feraient ces apostats du christianisme, de la loi gravée dans tous les cœurs, et des sentiments religieux que toutes les nations conservent pour les serments...» Et il ajoutait: « Je m’en rapporte à votre prudence sur la manière d’user de ces principes incontestables ?, »

Dans l’application des principes, il y avait donc toujours quelque chose de laissé à la prudence, à la discrétion et au tact des curés.

ME Briand leur avait recommandé d’inviter de temps en temps quelque prédicateur de renom pour corroborer leur propre enseignement et lui donner ainsi plus d’autorité. C’est en conformité d’un conseil si sage que M. Lagroix, curé de Saint-Michel, invita le P. Lefranc, celui-là même que ses paroissiens avaient eu le bonheur d'entendre lors de la visite de l’Evêque, à donner le sermon le jour de la fête patronale de sa paroisse. Malheureusement ce sermon fut l’occasion d’un incident regrettable, qui nous donne une idée de l’excitation où étaient alors les esprits :

« Il m'est revenu, écrit l’Evêque à M. Lagroix, qu’un habitant qui était au bas de l’église le saint jour qu’on célébrait la fête du grand saint Michel, avait eu l’inso-

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